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supports (mardi 13 septembre 2011)

Naviguer sur le Web : les bases

On commence avec le bureau, tel qu’il était paramétré lors de notre séance. C’est - on ne peut plus - standard : fond de bureau de type « colline », avec le minimum d’icônes.

L’icône du navigateur

Observons cette icône, bien mise en évidence. Il s’agit du raccourci qui permet de « lancer » le navigateur fourni avec Windows, c’est à dire Internet Explorer.

Si, d’aventure, vous ne trouviez pas cette icône sur votre bureau, essayez de passer par le menu « démarrer ». Il est fort probable qu’elle soit à cet emplacement.

En cas contraire, utilisez l’icône qui vous permet d’habitude de naviguer sur Internet.

La présente explication s’appuie volontairement sur l’exemple d’Internet Explorer ; dans la mesure où il s’agit du navigateur le plus communément utilisé par la plupart des utilisateurs novices. Nous verrons que les repères essentiels présentés sur cette page s’appliquent à tous les navigateurs Internet.

Double-cliquez (deux clics successifs rapprochés) sur l’icône du bureau ou cliquez une seule fois depuis le menu « démarrer ».

Cela devrait faire apparaître la fenêtre du programme. Si cette dernière n’occupe pas la totalité de l’espace disponible à l’écran, je vous recommande de cliquer sur ce bouton « Agrandir »...

… ce qui devrait vous fournir un meilleur confort visuel pour la suite des explications :

En premier lieu, il est indispensable de bien identifier les différentes zones de « ce qui s’affiche à l’écran ».

Le navigateur

Puisque nous avons lancé Internet Explorer, voyons exactement, sur la vue ci-dessous, ce qui correspond à l’interface du programme (son apparence).

Le navigateur est, ci-dessous, encadré en rose ; le reste est atténué :

Comme il s’agit de « naviguer », reprenons la métaphore du véhicule : lorsque vous circulez dans votre voiture, c’est bien uniquement le décor qui change d’apparence, n’est-ce pas ? Eh bien c’est exactement la même chose avec votre navigateur : l’interface du programme ne se modifie pas en fonction de votre navigation ; vous y trouverez toujours les mêmes fonctionnalités (saisie d’une adresse, zone de recherche, retour sur une page visitée, etc.).

Le site Web

Par contre, ce qui s’affiche à l’intérieur de la fenêtre du navigateur, change d’apparence en permanence. Nous sommes bien d’accord : le navigateur est un programme spécialisé pour visiter des sites Web ? Il est donc logique que chaque site propose une présentation visuelle qui lui appartient.

Dans notre cas, j’avais paramétré tous les ordinateurs de la salle pour que le site du Parisien s’affiche à l’ouverture du navigateur Internet Explorer (nous verrons comment modifier cela par la suite). Voici ci-dessous, à quoi ressemblait, à ce moment-là, la page de ce site.

Remarquez que les deux marges grises verticales, qui s’affichent de part et d’autre de la page proprement dite, ne doivent pas faire illusion. Là aussi, il s’agit bien de zones qui « appartiennent » à l’espace « le Parisien » et non à l’interface du navigateur. Sur d’autres sites, ces marges peuvent avoir d’autres dimensions, d’autres couleurs voire même ne pas exister du tout.

Nous verrons que la plupart des sites Web reprennent des éléments d’interface plus ou moins standardisés, afin de proposer à l’internaute une sorte de « code visuel » identique quel que soit la page visitée, mais il appartient à chaque Webmaster de définir de quelle façon il aménage le design et les fonctionnalités de son espace Web.

Il vous revient donc, visiteurs de sites Web, d’interpréter correctement sur chaque pages affichée pour mieux contrôler sa navigation.

La barre de tâches

Dernière zone à indiquer dans ce tour d’horizon général : la barre de tâches.

Rappelons où se trouve la barre de tâches de Windows (si vous n’avez pas réglé votre ordinateur pour qu’elle s’escamote automatiquement) : il s’agit de cette barre horizontale placée tout en bas de l’écran (voir ci-dessous).

La barre de tâches est élément d’interface général du système, géré directement par Windows, dont l’objet dépasse la simple navigation sur le Web : elle permet d’activer ou d’escamoter les fenêtres ouvertes, de lancer ou d’arrêter des applications, d’accéder aux dossiers ainsi qu’aux paramétrages de Windows, etc.

La barre de tâches est un indicateur précieux : en particulier, cela vous permet de vérifier le nombre de fenêtres en activité et, le cas échéant, de faire le ménage sans être obligé de fermer la fenêtre active.

Les repères élémentaires

Observons de façon plus précise les repères qu’il faut s’habituer à observer lors de vos navigations sur Internet.

En premier lieu, il vous appartient de trouver toujours une réponse à la question élémentaire suivante : « quel est le site qui s’affiche à l’écran » ?

Pour cela, en première approche, il faut identifier le logo parmi la multitude d’éléments qui s’affichent à l’écran. On le trouve en général placé en haut de page et, très souvent, dans l’angle supérieur gauche (il est parfois centré).

S’il vous arrive de tomber sur un site qui ne présente pas un élément graphique qui s’apparente clairement à un logo (marque, emblème, etc.) je vous conseille de prendre beaucoup de recul quant au contenu trouvé sur cette page, voire de passer à autre chose.

Le logo est donc le minimum requis pour identifier « à qui l’on a affaire », mais c’est loin d’être suffisant !

En particulier, si le site affiche un logo faisant référence à une marque, une société ou une institution sur laquelle vous êtes susceptible de laisser des informations (par exemple, votre banque), il est préférable de prendre systématiquement l’habitude de vérifier le nom de domaine, d’autant que cela ne vous prendra que quelques secondes. Pour cela, il n’y a qu’une seule façon : lire très attentivement la barre d’adresse du navigateur.

La vérification de l’adresse d’un site Web est un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, notamment lorsque nous aborderons les questions de sécurité.

Sans rentrer dans les détails, sachez qu’il est extrêmement facile d’usurper l’identité d’autrui sur le net (il suffit de créer des pages en tout point identiques à celles de la société originale et de les mettre en ligne sur un espace d’hébergement personnel) mais qu’il est beaucoup plus délicat de tricher réellement sur le nom de domaine. La plupart des escroqueries liées à des usurpations d’identité par le Web reposent sur le manque de vigilance et la méconnaissance des visiteurs, notamment à propos du nom de domaine.

Par exemple, il ne peut y avoir que ce site qui affiche ainsi « http://www.leparisien.fr » dans la barre d’adresse du navigateur, de cette façon, c’est à dire, sans aucun autre caractère placé devant. Le fait que la barre d’adresse affiche d’autres caractères, inscrits à la suite du nom de domaine, et après un slash (/), n’a guère d’importance : cela signifie seulement qu’il s’agit forcément d’un contenu (une page parmi d’autres) qui est réellement géré par le site et dont les auteurs sont responsables.

Remarquez qu’Internet Explorer affiche toujours le nom de domaine du site en noir (alors que le reste est en gris), ce qui permet de distinguer immédiatement l’origine du site :

Un autre élément, de moindre importance du point de vue de la sécurité, mais qui revêt un aspect pratique : la barre de titre. Cela peut être utile de savoir que les pages sont ainsi « étiquetées » sur les fenêtres actives du navigateur, notamment lorsque vous gérez plusieurs fenêtres en même temps.

Une fois que vous avez identifié le logo, puis vérifié le domaine par l’adresse, il est préférable, avant même de s’attacher au contenu directement disponible sur la page, de se faire une idée du contenu général proposé par le site.

Pour cela, tous les sites présentent un système de classement par rubriques (comme dans la presse où les sujets sont classés par rubriques thématiques). Sur le web, la présentation du contenu en rubriques s’appelle généralement « menu de navigation ».

La disposition des menus est extrêmement variable : tantôt aligné horizontalement, en haut de la page (comme dans notre exemple), tantôt placé en alignement vertical à droite ou à gauche, il n’est pas rare que l’on trouve à fois les trois variantes sur la même page...

De plus certains sites, tel que le Parisien proposent des menus déroulants : il faut d’abord effectuer un survol de la souris (ou cliquer) sur l’une des rubriques du menu « principal » pour dévoiler d’autres « sous-rubriques », placées en dessous. Dans la pratique, la présentation de type « menu déroulant » s’avère parfois délicate à manipuler, surtout pour les internautes peu expérimentés.

Enfin, on l’oublie trop souvent dans les manuels d’initiation, tellement cela semble (à première vue) évident : la plupart du temps, votre fenêtre ne présente qu’une infime partie du contenu disponible sur la page. Autrement dit : vérifiez toujours si le navigateur comporte une barre de défilement (placée sur le bord droit de la fenêtre) et, si tel est le cas, identifiez la position verticale de l’ascenseur.

La logique du fenêtrage de votre système informatique est la suivante : la barre de défilement apparaît sur la fenêtre si la taille de l’écran ne permet pas d’afficher le contenu de la page dans son intégralité. Autant dire que c’est quasiment le contexte ordinaire sur Internet.

Il est alors nécessaire de cliquer sur l’une des deux flèches afin de dévoiler progressivement, par petits sauts successifs, la « partie masquée » de la page : « Haut » (pour monter) ou « Bas » (pour descendre).

Voici d’autres solutions permettant d’afficher l’information disponible virtuellement au-dessus ou en dessous de ce qu’affiche votre fenêtre :

- maintenir le bouton de la souris enfoncé sur l’une de ces flèches pour faire défiler de façon continue le contenu dans la fenêtre,

- maintenir le bouton de la souris enfoncé sur l’ascenseur et glisser la main vers le haut ou vers le bas,

- utiliser la molette de votre souris : roulez vers vous pour descendre et vers l’écran pour monter,

- cliquer au-dessus ou en dessous de l’ascenseur (dans la barre de défilement), ce qui déplace ce dernier, mais en effectuant des sauts plus prononcés qu’avec les flèches « Haut » et « Bas ».

Pour terminer, j’aimerai évoquer une situation qu’il m’arrive très fréquemment d’observer pendant certains ateliers, en particulier Internet et Informatique, fréquentés par nombre de retraités : dans le feu de l’action, des participants ne savent plus exactement sur quelle flèche cliquer lorsque je leur demande de « descendre l’ascenseur ».

Dans le même ordre d’idée, je constate que beaucoup d’internautes novices n’ont tout simplement pas le réflexe de faire défiler l’ascenseur pour consulter tout le contenu disponible sur une page Web.

Il s’agit de situations fréquentes, observées depuis le début de mes ateliers et qui peuvent (pour les mêmes personnes) se répéter d’une séance à l’autre, en dépit des explications fournies. Cela concerne y compris des participants ayant acquis, par ailleurs, une certaine aisance dans l’usage de leur ordinateur.

Pour moi, l’utilisation et la maîtrise de la barre de défilement d’une fenêtre correspond typiquement à ce que j’appelle un « blocage utilisateur caractéristique » (au même titre que la navigation dans le système de fichier).

Contrairement à ce que l’on pourrait rapidement penser, j’estime que la maîtrise de la barre de défilement d’une fenêtre n’est pas du tout une question anecdotique. Voilà pourquoi je me permets de proposer un petit truc mémo-technique simple, pour dénouer ce type de blocage.

Laissons quelques instants de côté l’ordinateur et prenons une situation de la vie réelle : vous êtes dans un ascenseur ajourné, tel que ceux que l’on trouve dans certains immeubles anciens. Ceci vous permet donc de voir le décor depuis l’intérieur. Vous descendez du troisième étage au rez-de-chaussée. Votre regard capte quelque chose qui pourrait vous faire croire que le décor « monte ». Mais votre cerveau corrige immédiatement l’information, sans même que vous ayez besoin de faire le moindre effort.

Eh bien dites-vous que la logique de la barre de défilement des fenêtres informatiques est rigoureusement identique à celle des ascenseurs de la vie réelle.

Il vous faudra peut-être, dans un premier temps, faire un effort pour vous imaginer à la fois devant l’écran et, de façon virtuelle, à l’intérieur de ce dernier (dans l’ascenseur). Et j’ai bien conscience que, pour certains d’entre vous, cet effort est violent, car il vous place dans un dispositif qui heurte vos habitudes, votre culture, l’image que vous avez de vous-même et votre façon d’apprendre.

Mais le jeu en vaut la chandelle : à force de vous habituer à vérifier si la fenêtre à l’écran présente une barre de défilement et, si tel est le cas, de vous loger dans l’ascenseur afin de descendre pour observer ce qui est contenu plus bas dans la page, vous aurez intégré un automatisme.

Vous ne vous poserez même plus la question de savoir comment ça marche et rapidement, comme dans l’ascenseur réel, vous n’aurez plus à savoir « si c’est le décor qui monte ou si c’est vous qui descendez ».

C’est en vous débarrassant, ainsi, d’une multitude de petits blocages techniques, qui peuvent se transformer en autant d’automatismes, qu’il vous sera vraisemblablement plus facile de vous consacrer à l’essentiel : le contenu de votre fenêtre. Tel est, en définitive, l’objectif de ces ateliers d’initiation.


 

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