Lilapuce
 

supports (samedi 13 octobre 2012)

Recommandations avant l’achat d’un ordinateur

Gare aux promos

Une règle d’or en informatique : évitez les achats impulsifs !

Les ordinateurs font régulièrement l’objet d’offres promotionnelles, notamment en grande distribution. Toutes les promos ne sont pas à bannir mais il est préférable d’éviter l’achat d’un matériel informatique sans vérifier au préalable sa qualité en essayant au moins de trouver sur Internet les réponses aux questions suivantes : ce matériel est-il sous-équipé ? S’agit-il d’une technologie dépassée ? Il y a-t-il quelques défauts plus ou moins cachés ?

Les promos « techno » servent souvent à épurer les stocks, notamment lorsqu’elles se déroulent pendant les soldes ou au moment de la rentrée scolaire.

En informatique, « rupture de stock » est souvent synonyme de notoriété et succès. On retrouve ce type d’amalgame, notamment, dans la presse, où il n’est pas rare qu’un produit hight tech soit présenté sous l’angle exclusif de son chiffre de vente. Qui dit notoriété et succès ne dit pas nécessairement qualité car, dans ce domaine, l’effet de mode est parfois plus déterminant sur les ventes que d’autres critères « plus objectifs » tels que les performances matérielles, technologiques et ergonomiques.

À l’opposé, le fait qu’un ordinateur « grand public » se vende mal, au point qu’il fasse l’objet de promotions plus ou moins agressives indique assez précisément que le rapport qualité/prix n’est pas au rendez-vous. Et il n’est pas sûr que ce même matériel devienne plus intéressant, quelques mois plus tard à un prix « bradé », pour écouler le stock. Vous risquez d’acheter un produit moins performant et vendu au même tarif qu’un ordinateur plus récent, proposé, quelques temps après, voire, au même moment, sur la même gamme de produit.

Il est donc important de s’informer de la date « initiale » de mise en vente d’un ordinateur avant de l’acheter.

L’obsolescence informatique

Le matériel informatique se dévalorise extrêmement rapidement (les PC sont amortis au maximum sur 18 mois, en entreprise). Les technologies numériques (hard et soft) sont renouvelées en permanence. L’interconnexion par Internet ne fait qu’accentuer encore cette tendance.

Les véritables innovations technologiques sur le matériel ne sont donc jamais perdues ; elles s’accumulent au fil du temps, d’une configuration à l’autre.

Par conséquent, contrairement à d’autres produits de consommation courante (voitures, électroménager, etc.), l’acquisition d’un ordinateur neuf, mais « modèle ancien » est rarement satisfaisant.

Je n’ai jamais regretté d’avoir raté une « affaire » en informatique (ce qui n’est pas le cas, par exemple pour un disque audio ou un livre « épuisé », un instrument de musique d’occasion ou un logement). Si l’on vous présente une « super affaire techno » aujourd’hui, il est vraisemblable que vous trouverez encore mieux d’ici quelques temps.

Depuis qu’il existe des ordinateurs, innovations, évolutions et améliorations technologiques s’enchaînent à un rythme d’enfer. Dans le doute, mieux vaut donc attendre que d’acheter dans la précipitation.

De toute façon, contrairement à ce que vous disent les pubs, vous ne perdrez jamais rien à prendre le temps nécessaire. Celui de la réflexion.

Ni trop vieux ni trop jeune

Donc, comme nous venons de le voir, il faut être très attentif a ne pas se faire refiler de vieilles gamelles technos bradées qui s’accumulent au fond du hangar.

À l’opposé, il est fortement déconseillé (surtout pour un débutant) de rechercher à toutes fins « le dernier cri », car vous risquez d’essuyer les plâtres sur du matériel n’ayant pas fait ses preuves ou qui n’est pas encore complètement standardisé.

Alors comment savoir ?

Achetez quelques revues spécialisées qui font régulièrement des bancs d’essais (Micro Hebdo, l’Ordinateur Individuel SVM, etc.). Consultez Internet, notamment des boutiques en ligne tels qu’Amazon ou des sites informatiques tels que commentcamarche.net ou PC Impact, sur lesquels vous trouverez des forums d’utilisateurs.

Essayez de repérer 3 ou 4 modèles d’ordinateurs, qui ont fait leur preuve, sur le plan technique (unanimité des utilisateurs) et qui semblent correspondre à vos critères (voir ce point plus bas). Lancez plusieurs recherches sur le web pour recouper systématiquement l’information concernant chacun d’entre eux.

Vérifiez bien les dates de publication des pages. Un délai compris entre : 6 à 8 mois, depuis la date de mise en vente du produit, semble être un bon compromis permettant à la fois d’obtenir un retour satisfaisant sur la qualité du produit et un niveau d’obsolescence raisonnable.

Éviter les occasions sans garantie

En plus du niveau d’obsolescence technologique, il se trouve que le matériel informatique est particulièrement fragile. La généralisation des ordinateurs portables ne fait, d’ailleurs, qu’accentuer la tendance.

Voilà qui est fort déplaisant, mais c’est la stricte réalité : l’industrie électronique (donc dépend l’informatique) est largement responsable du grand gaspillage consumériste mondial, dont tout le monde critique, notamment, à l’aide des derniers gadgets technos à la mode, les effets dévastateurs sur le plan écologique et social.

Bref, vous aurez presque toujours intérêt, financièrement, à renouveler votre ordinateur, plutôt qu’à essayer de le mettre à jour. C’est pas beau.

Je compte bien utiliser mon ordi personnel encore pendant quelques années (pour le conduire à son dixième anniversaire), mais il faut savoir que c’est un choix dont les conséquences sont à l’opposé des tendances actuelles : achat d’une station de travail passablement moche et bruyante, mais dont la conception m’a permis de changer plusieurs éléments, comme sur un lego, plutôt que d’acheter à chaque fois la configuration complète.

Avec le type de configurations matérielles vendues actuellement (ordinateurs portables, Smartphones, « Mini PC », ordinateur intégré, etc.) vous pourrez vous estimer heureux si vous conservez votre ordi en l’état (sans panne) pendant cinq ans.

Il m’est arrivé de voir des ordinateurs portables soi-disant remises à neuf à coup de RAM et autre nettoyage magique prendre le chemin de la benne car un composant essentiel (carte mère, carte graphique, disque dur, processeur ou écran) lâchait quelques temps après la fameuse cure de jouvence. Du fait de leur conception, ce type de machines compactes, sont particulièrement exposées, notamment, des problèmes de chauffe et de fragilité. Il revient presque toujours moins cher de renouveler ce genre d’ordinateur que de réparer une panne sur certains de ces composants essentiels ; ce qui est beaucoup moins fréquent avec les stations de travail modulaires.

C’est la raison pour laquelle, au-delà d’un prix d’une centaine d’euros, je déconseille l’achat d’un ordinateur d’occasion et cela d’autant plus s’il n’est plus couvert par la garantie.

Il existe des centrales spécialisées dans la vente de matériel informatique d’occasion (faire une recherche sur le web « ordinateur d’occasion »). Quitte à acheter un ordi de seconde main, mieux vaut encore passer par ces réseaux de ventes banalisés. Ils assurent une remise en état logicielle et matérielle minimale ainsi que d’une vraie garantie de quelques mois, parfois pouvant aller jusqu’à un an.

Évitez de récupérer la machine du voisin ou de la nièce du capitaine en basant votre achat uniquement sur de louables sentiments tels que la confiance, la gentillesse ou la bonne volonté générale. Cela vous évitera d’éventuelles brouilles avec votre entourage.

Quel budget ?

Comptez entre 350 et 500 €, pour un ordinateur d’entrée de gamme de type PC et 1000 € pour un Mac (nous verrons plus loin à quel type d’usage correspond grosso modo ce budget).

Il vous faudra ajouter à cela :

- une connexion à Internet (voir ci-dessous),

- un disque dur externe pour vos sauvegardes,

- vraisemblablement, une imprimante,

- divers consommables (encre, disques optiques, papier, etc.), et autres accessoires (clé USB, mallette de transport...), sans compter la documentation (revues, livres) voire, l’assistance, la formation ou diverses activités d’accompagnement (telles que nos ateliers).

Et la facture s’alourdira en fonction de vos usages (voir ci-dessous).

Bref, je sais que ce n’est pas vraiment sexy de l’annoncer comme ça, mais l’informatique a un coût qui dépasse le simple investissement de départ de l’ordi.

Mieux vaut le prendre en compte le plus tôt possible.

Étalez vos achats : d’abord l’indispensable

Mieux vaut éviter de tout acheter d’un seul coup. Contentez-vous de l’indispensable, puis, achetez progressivement. Vous réaliserez alors peut-être que l’imprimante ou le logiciel de bureautique que l’on a essayé de vous vendre en superpromo avec l’ordinateur n’était peut être pas adapté à vos besoins.

Indispensable ?

Internet

Vous aurez besoin d’une connexion Internet, car de nos jours, il est impensable de faire fonctionner un ordinateur sans Internet : de plus en plus en plus de logiciels s’actualisent automatiquement en téléchargeant des mises à jour par Internet.

Rien ne vous empêche de commander votre connexion quelques semaines avant d’acheter l’ordinateur. Le délai de connexion est souvent supérieur à 4 semaines, cela vous laisse le temps de choisir tranquillement votre machine.

L’offre ADSL actuelle est banalisée, en France, autour d’un tarif de 33 € (à partir de la hausse TVA de l’automne 2010) pour le triple-play (Internet, téléphonie fixe, TV).

L’offre quadruple play, qui inclue, en plus, la communication avec le téléphone mobile, est beaucoup moins claire (octobre 2010). Si vous ne l’avez pas étudié attentivement, je vous déconseille vivement de souscrire à cette offre (qui me semble s’apparenter, à bien des égards, purement et simplement à une escroquerie). Dans certains cas, notamment en regroupant plusieurs contrats « mobile » d’un même foyer, vous pourrez réaliser une économie substantielle ; mais attention, chaque opérateur propose une offre différente de ses concurrents, ce qui rend la comparaison bien difficile (contrairement à l’offre triple-play). Dernier conseil avant de signer ce type d’offre : munissez-vous d’une loupe et préparez-vous à quelques exercices de décontraction, car il vous faudra plonger dans une étude linguistique approfondie du jargon marketing, afin de comprendre le sens du mot « forfait », appliqué au domaine de la téléphonie mobile.

Localement, aux Lilas, la situation autour de l’offre « fibre optique » (câble « très » haut débit) n’est pas encore stabilisée (nous en reparlerons d’ici quelque temps).

Je serais bien en peine de vous recommander un Fournisseur d’Accès Internet (FAI) plutôt qu’un autre, sachant que le marché est majoritairement réparti entre quatre gros opérateurs – Orange, SFR, Free et Bouygues – et qu’aucune de ces trois entreprises ne semble vraiment faire l’unanimité.

Une solution pragmatique, si vous habitez dans un logement collectif, pourrait consister à interroger vos voisins pour savoir si leur FAI donne satisfaction. En prenant le même, cela permettrait, par exemple, d’avoir un critère de comparaison en cas de problème de connexion. Vous pourriez, notamment remplacer votre box avec celle de votre voisin pour vérifier si le problème vient de la ligne ou du modem...

Disque dur externe,

Après l’ordinateur, je vous conseille d’acheter sans tarder un disque dur externe, afin d’effectuer les sauvegardes du système. Force est de reconnaître que cette question représente souvent un gros sujet d’interrogation pour nombre d’utilisateur : alors qu’ils savent à peine manier une souris, il leur est demandé de gérer une procédure relativement complexe (qui incombe, en entreprise, à une compétence spécialisée) en passant par des logiciels plus ou moins bien conçus.

Bref, nous aurons l’occasion d’aborder cette question en détail dans nos ateliers, mais avant, je vous conseille d’acquérir le plus tôt possible un disque dur externe. Cela vous permettra, au moins, d’enregistrer ne serait-ce qu’une fois une sauvegarde complète de votre système quand il vous le sera demandé.

Dernière précision, car la confusion est courante : il ne faut pas confondre la sauvegarde de votre ordinateur – créer une copie afin de retrouver, en cas de besoin, votre environnement identique à celui dans lequel il était au moment de la dernière sauvegarde– avec la copie du système d’exploitation sur disques optiques, laquelle vous permet de réinstaller le logiciel, tel qu’il était au moment où vous l’avez acheté (nous reviendrons sur cette question).

L’imprimante

C’est un périphérique quasiment indispensable, même s’il ne s’agit pas du même niveau d’importance que la connexion Internet ou l’acquisition d’un disque dur externe.

Vous réaliserez qu’il est souvent mille fois plus confortable de lire un texte sur papier plutôt qu’à l’écran. De plus, certaines procédures en ligne, telles que la réservation de billets de train, l’édition de commandes et de factures, d’état de compte bancaire ou l’édition d’un document administratif (paiement de la CAF, validation de l’envoie d’une pièce d’état civil, etc.), nécessitent l’emploi d’une imprimante.

Prenez le temps de choisir votre imprimante et évitez de céder aux sollicitations du « tout en un » qui peuvent s’avérer, à la longue, beaucoup moins intéressante que ce qui est souvent annoncé (voir support « achat imprimante »).

Quoi d’autre ?

Mieux vaut se munir tout de suite d’une boîte de quelques DVD, ne serait-ce que pour graver la copie du système, une procédure qui est désormais à la charge du client, et de quelques CD (pour copier, vos photos, par exemple).

Si vous déplacez votre ordinateur portable (par exemple, pour l’apporter aux ateliers), mieux vaut acheter, pour quelques dizaines d’euros, une sacoche prévue à cet effet.

Une clé USB entrée de gamme de 2 Go (moins de 10 euros) fait partie de l’achat peu onéreux qui vous rendra service.

Et on s’arrête là.

N’achetez, ensuite, tout autre matériel qu’en connaissance de cause, lorsque vous commencerez à prendre en main votre ordinateur et découvrirez par vous-même ce que vous pourrez en tirer.

Par exemple, si, après quelque temps de pratique, vous réalisez qu’il serait plaisant de numériser de grandes quantités de photos argentiques (ektas et tirages), vous apprécierez certainement de ne pas vous êtes fait refourguer une imprimante « tout en un » – avec imprimante, copieur, fax et un soi-disant « scanner ». La plupart des scanners intégrés à une imprimante sont, certes, très utiles pour photocopier mais s’avèrent plutôt inadaptés à la numérisation de photos en grande série et de qualité.

Quelques recherches croisées sur Internet permettront en quelques minutes de vous faire une idée sur le matériel adapté à vos besoins et vous réaliserez peut-être que le rapport qualité/prix d’un scanner autonome penche rarement en faveur du « tout en un ».

Solutions « globales » ?

Je me suis fixé une autre règle d’or, qui fera certainement beaucoup moins l’unanimité que la précédente : en informatique, il est très souvent préférable de séparer les problématiques les unes des autres plutôt que de rechercher les solutions « globales » censées résoudre tout d’un seul coup.

Les diverses variantes de solutions « intégrées » ou « clé en main », qu’il s’agisse de logiciels, de matériel ou de service (notamment les FAI), contribuent souvent à créer une dépendance technologique et commerciale, dont l’effet le plus négatif consiste à priver plus ou moins l’utilisateur de l’autonomie qu’il pourrait avoir sur sa propre machine.

Résumé : ce n’est qu’à partir de votre utilisation que vous pourrez peu à peu évaluer vos besoins ; n’achetez votre matériel et vos logiciels complémentaires qu’à partir de ce critère principal. Laissez chanter les sirènes.

Et les logiciels, justement ?

Notez bien que, jusque-là, je n’ai pas encore évoqué l’achat de logiciels.

So, let’s go !

Le système d’exploitation

On considère souvent, à juste titre, que l’achat de Windows est un cas de vente forcée. Quand vous achetez un ordinateur, normalement, c’est une machine que vous choisissez.

Rien ne devrait, théoriquement, vous obliger à acheter un quelconque logiciel avec votre matériel. Or, il faut savoir qu’Apple comme Microsoft vous l’imposent, chacun à leurs manières : Windows est vendu d’office avec la plupart des grandes marques d’ordinateurs, à l’exception d’Apple, qui interdit l’installation de son système Mac OS sur d’autres machines que les siennes.

Si, pour un débutant, il est malheureusement très difficile d’échapper à la vente forcée d’un système d’exploitation avec l’ordinateur, vous devez savoir que le poste logiciel représente aujourd’hui celui sur lequel vous pouvez réellement faire des économies, y compris si vous utilisez un PC ou un Mac.

Logiciels pré-installés en version d’évaluation

Évitez donc d’acheter des logiciels que vous ne connaissez pas, sauf si vous y êtes contraints (notamment, par votre métier).

Suite bureautique « Office » ?

Là encore, ne vous laissez pas imposer tel programme, sous prétexte qu’il s’agit d’un modèle dominant. Sauf si votre emploi vous l’impose, il est inutile, par exemple, d’acheter Microsoft Office pour faire du traitement de texte et du tableur.

Il faut savoir que la majorité des ordinateurs portables sont vendus avec la suite Microsoft Office, en version d’évaluation : vous pouvez utiliser le programme pendant une période d’essai, au-delà de laquelle il vous faudra acheter une licence pour continuer de l’utiliser.

Rien ne doit vous obliger à utiliser et à acheter Microsoft Office, surtout si vous n’avez aucune expérience du traitement de texte et du tableur.

Je reste extrêmement perplexe sur les motivations de ceux (je pense, en particulier, à la presse informatique grand public) qui incitent le public amateur à continuer d’utiliser ce logiciel propriétaire, lourd, coûteux et peu compatible alors qu’il existe des alternatives libres et gratuites tout aussi performantes.

Quel gâchis !

En utilisant OpenOffice, vous trouverez, gratuitement et légalement, sur ce logiciel libre, tout ce que vous pouvez faire sur Microsoft Word et Microsoft Excel.

Mes ateliers bureautiques « Traitement de texte » et « Tableur » en sont la meilleure preuve.

La suite OpenOffice devrait prochainement faire l’objet d’évolutions importantes ; cela, en raison de vicissitudes, liées au changement de main de l’entreprise soutenant le projet (intégration de Sun à Oracle). Il semble assuré, toutefois, que cette suite bureautique libre sera durablement maintenue, probablement sous une autre dénomination. Au-delà de « l’entreprise référent » qui soutient et subventionne en partie le développement du logiciel, une communauté de développeur et d’utilisateurs permet au projet d’évoluer et d’être correctement distribué. Le changement d’entreprise soutenant un logiciel libre ne représente nullement une situation extraordinaire ; cela s’est déjà produit dans le passé pour d’autres projets libres très populaires, notamment Mozilla Firefox.

L’antivirus ?

Pour fonctionner normalement (sans messages d’alerte), votre « ordinateur Windows » (depuis XP SP2) doit être équipé d’un logiciel antivirus. C’est la raison pour laquelle, la plupart des ordinateurs sont désormais vendus avec un antivirus préinstallé, la plupart du temps, en version d’évaluation.

N’hésitez pas à utiliser cet antivirus pendant cette période d’essai (puisqu’on vous le propose si gentiment) mais rien ne vous oblige à le garder au-delà.

Il vous faudra de toute façon choisir un logiciel antivirus et, là encore, il existe des solutions gratuites pour le particulier (Avast, Avira Antivir) qui sont tout aussi satisfaisantes que les programmes payants.

Désinstaller les programmes superflus

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas qu’il ne faut jamais faire fonctionner deux antivirus sur le même ordinateur.

Je n’ai, personnellement, jamais rencontré de difficultés pour désinstaller un logiciel préinstallé en version d’essai (Microsoft Office ou un antivirus) sur une machine Windows Vista ou 7 : n’hésitez donc pas à retirer ces programmes de votre ordinateur si vous n’achetez pas les licences. Non seulement, ils ne vous serviront à rien, mais en plus, ils vous empêcheront parfois (bureautique) ou totalement (antivirus) d’utiliser un autre programme équivalent.

Des FAI qui vendent des logiciels ?

Tous les Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) proposent désormais une solution « sécurité », facturée en plus de l’abonnement à l’ADSL. En réalité, ils se contentent de revendre l’une des suites disponibles sur le marché des logiciels de sécurité pour le grand public.

Normal : les FAI ne vont pas se mettre à développer des programmes ; ce n’est pas leur métier.

Free, Orange, Bouygues ou SFR sont des opérateurs issus du monde des télécommunications : ils doivent avant tout fournir l’accès au réseau dans des conditions honorables (ce qu’ils ne font pas toujours). Point.

Cela signifie, là encore, qu’il est préférable d’éviter la solution globale : si le logiciel de sécurité fourni par votre FAI vous convient rien ne doit vous empêcher d’achetez directement le même produit auprès du distributeur officiel du programme. Au moins quand vous changerez de fournisseur d’accès, vous n’aurez pas à vous poser, en même temps, la question du logiciel de sécurité (sauf, bien entendu, si vous rempilez pour du « clé en main »).

Nous en avons finis avec ce rapide défrichage de la jungle commerciale du marché de l’informatique.

Avant d’aborder les questions techniques, concernant la configuration matérielle de votre futur ordinateur, il me semble important d’approfondir la « question des usages ».

Autrement dit, avant de l’acheter, mieux vaut répondre à la question « qu’est-ce que je compte faire avec mon ordinateur ? »

Cela vous évitera de vous laisser guider par le premier vendeur venu et de vous retrouver avec un ordinateur inadapté à votre pratique.

Quels usages ?

« Bureautique-Internet »

Partons de l’hypothèse ultra majoritaire correspondant aux utilisateurs débutants qui viennent à mes ateliers.

De quoi ont-ils besoin ?

D’une machine leur permettant : la navigation sur Internet, messagerie électronique, messagerie instantanée avec Webcam, bureautique, stockage de photos, consultation de vidéo, écoute occasionnelle de musique.

Un ordinateur d’entrée de gamme moderne suffira amplement, pour un budget, déjà évoqué ci-dessus, compris entre 500 et 700 € (1000 € pour un Mac).

Nous verrons (ci-dessous), toutefois, que certains points importants, qui ne concernent pas toujours les performances technologiques hardware, doivent être vérifiés avant de procéder à l’achat.

Usages « plus spécialisés »

Il est possible, pour autant, que l’utilisateur novice attende de son ordinateur qu’il lui soit possible d’effectuer plus de tâches que ces usages « basiques ».

Dans certains cas, l’ordinateur « entrée de gamme » montrera vite ses limites et, comme cela m’est arrivé de l’observer, l’utilisateur regrettera de ne pas avoir pu évaluer correctement ces usages avant d’acheter son matériel.

Il est toujours très difficile de prévoir de quelle façon un utilisateur novice emploiera son ordinateur, alors qu’il ignore tout de l’informatique ; d’autant plus que de secrètes passions ou dispositions insoupçonnées peuvent s’imposer par la pratique.

Voilà pourquoi, dans le doute, mieux vaut recenser les centres d’intérêt, les pratiques professionnelles ou sensibilités qui s’exercent déjà afin de réévaluer, au besoin, la configuration en conséquence. Voici, à titre d’exemple, quelques cas particuliers d’usages qui demandent des configurations plus musclées que celles disponibles avec n ordinateur « entrée de gamme » :

- Les jeux, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les ordinateurs réservés à un public jeune, demandent plus de puissance que les ordinateurs « entrée de gamme » (bureautique-Internet). En particulier, il faudra porter son attention sur les caractéristiques de la carte graphique, qui doit répondre correctement aux évaluations concernant l’usage de jeux récents (fort gourmands en ressources graphiques, processeur et mémoire vive). Le solitaire ou le démineur ne sont pas concernés par ces caractéristiques ; si vous êtes amateur uniquement de ce type de jeu, la configuration « entrée de gamme » vous donnera entière satisfaction.

- Le traitement de la vidéo, notamment s’il s’agit d’exécuter soi-même du montage sur des séquences à partir de ses propres vidéos, récupérées depuis son magnétoscope. Là aussi, la carte graphique, le processeur, la mémoire vive, la capacité de stockage ainsi que la taille de l’écran sont des caractéristiques qui, sur des ordinateurs « basiques », risquent de sembler à terme plus ou moins sous-équipées.

- Le traitement de photos, de dessin en 2 D, voire en 3 D. Il s’agit de centres d’intérêts ou de prédispositions qui peuvent s’exprimer de façon passionnante sur un ordinateur. Là encore, la taille de l’écran d’un ordinateur portable de 15 pouces (surtout en 16 :9) ainsi qu’une trop faible quantité de mémoire vive (RAM) sont des limites qui risquent de sembler, à la longue, bien frustrantes aux amateurs de graphisme. De même, le traitement en 3D (volume), pour qui exerce ou ayant travaillé dans les domaines de l’architecture, du dessin technique, du design ou de l’artisanat, demande à la fois une surface d’affichage confortable ainsi qu’une carte graphique à la hauteur. Il faut savoir que, traditionnellement, les Mac (Apple) sont les ordinateurs les plus utilisés dans le domaine du graphisme. Si vous êtes vraiment amateur de dessin et d’illustration, et que vos moyens vous le permettent, je vous conseille d’emblée d’acheter un Mac, vous serez « dans votre élément » et il est probable que vous ne le regretterez pas (dans ce cas, passez plutôt par une boutique spécialisée Mac).

- La musique. La plupart des ordinateurs portables fournissent le service minimum en termes de ressources audio : écouter le dernier clip à la mode de (soit-disant) R’n’B sur Youtube. Là encore, selon le degré de traitement recherché, il faudra peut-être envisager de quitter le monde de l’entrée de gamme et s’orienter vers une configuration beaucoup plus spécialisée : carte son dédiée, enceintes dignes de ce nom, système de refroidissement silencieux, alimentation silencieuse, grand écran pour visualiser les pistes, etc.

Là encore, quelques recherches sur Internet, croisées avec des informations prises en boutique, pourront vous conduire peu à peu à y voire plus clair.

Quel système d’exploitation ?

Sachant que vous serez obligé d’acheter un système d’exploitation avec votre ordinateur, cela vaut quand même le coup de se poser la question dès le départ : Windows ou Mac ?

Ces deux OS ont, en réalité, beaucoup plus de points communs que ce que l’on en dit souvent à ce sujet. Nombreuses sont les personnes, ne jurant que par l’un des deux des systèmes, qui arrivent quand même sans trop de difficultés à passer de l’un à l’autre en cas de nécessité. La querelle entre les deux familles s’apparente très souvent à une logique de croyance qui, je dois l’avouer, m’exaspère passablement. Il suffit d’en parler un peu autour de soi pour s’apercevoir que le choix pour l’une ou l’autre des marques repose en grande partie sur des critères assez subjectifs : préférences personnelles, habitude, esthétique, efficacité, etc.

Voilà pourquoi, de mon point de vue, il n’y a pas de réponse absolue à notre question introductive, Mac plutôt que PC ?. Cela n’a pas plus de sens que de savoir s’il est préférable d’acheter une Pigeot plutôt qu’une BM (si vous vous endormez au volant, quelle que soit la voiture, vous prendrez le même risque).

Mais la question vaut quand même d’être abordée, ne serait-ce que pour notre information personnelle ; en nous efforçant de ne pas adopter le parti de l’un plutôt que de l’autre.

En premier lieu, comme, je l’ai signalé plus haut, certains domaines, tels que le graphisme sont, culturellement, plus orientés vers l’usage des ordinateurs de marque Apple. Mais je connais également des utilisateurs de Mac, pour des usages « basiques » (Internet et bureautique) qui pour rien au monde n’envisageraient d’utiliser un PC. Il faut toutefois savoir qu’un ordinateur Apple coûte plus cher que son équivalent PC (compter un budget de 1000 € pour un portable « entrée de gamme » MacBook).

Là encore, le pragmatisme représente une alternative crédible au dilemme : quel que soit le système adopté, le meilleur sera celui où vous vous sentez le plus à l’aise.

S’il est incontestable que, par exemple, notre atelier « initiation à l’informatique » est orienté de façon très nette vers la culture Windows, rien ne s’oppose à ce que vous puissiez y participer si vous êtes possesseur d’un Mac. Un mac (certes, assez rustique) est mis à votre disposition dans la salle, et vous serez le bienvenu si vous venez avec votre MacBook pour tous les ateliers.

Plus concrètement, comme cela arrive souvent, vous déciderez peut-être d’acheter un Mac parce que, dans votre entourage, quelqu’un vous aura conseillé ce choix. Cela peut constituer déjà un bon point de départ. Cette personne vous aidera probablement pour vos premiers pas et c’est cela qui constitue le plus souvent l’essentiel dont a besoin l’utilisateur novice : un accompagnement sur les repères élémentaires ; ce que je m’efforce de proposer, dans mes ateliers, quel que soit le système utilisé.

Et de toute façon, qu’il s’agisse d’un Mac ou d’un PC, vous devez savoir que vous pouvez installer encore un troisième type de système d’exploitation : Linux.

Vous ne l’ignorez pas, les postes de la salle sont également équipés de diverses distributions Linux. Au-delà de cette mise en contact furtive, au moment du démarrage des ordis, je ne désespère pas de proposer à terme des ateliers où il sera possible de pratiquer de façon plus approfondie les logiciels libres.

Une autre manière de répondre au dilemme.

Venons en, maintenant à des propos un poil plus technique.

Ordinateur portable ?

Depuis plusieurs années, il semble désormais établi que « ordinateur entrée de gamme » soit synonyme de « ordinateur portable d’une taille d’écran de 15 à 17 pouces. »

J’ai déjà évoqué en quoi il me semble que cette modification de l’offre commerciale « informatique grand public » engendre un certain nombre de nuisances et de dépendances regrettables.

Puisqu’il n’est pas en mon pouvoir de changer quoi que ce soit à cette situation, nous partirons de l’existant pour essayer de proposer quelques recommandations d’ordre général sur quelques détails techniques concernant votre ordinateur.

Modèles réduits ?

Il m’est arrivé d’accueillir en salle 301 des personnes équipées d’ordinateurs lilliputiens, d’une taille d’écran variables de 7 à 10 pouces, autrement appelés Netbooks (voir article de Wikipédia).

Alors là, disons-le tout net : pour un premier contact avec l’informatique, je ne pense pas qu’il s’agisse du meilleur choix. Essayez plutôt votre téléphone mobile ; il parait qu’on va sur le web avec.

Ce type de machine « ultraportable » ou « miniportable » s’adresse en priorité à un public possédant déjà un ordinateur principal. En clair, c’est un ordinateur d’appoint pour utilisateur nomade ; un beau joujou pour Geek. Je ne comprends pas (ou du moins je comprends trop bien) que l’on puisse vendre ce type de machine à un retraité n’ayant jamais touché un ordi de sa vie, sous prétexte de « budget ric-rac ».

La prise en main d’un ordinateur par un public débutant, de surcroît, âgé, est déjà suffisamment complexe en soi, pour qu’il faille ajouter quelques handicaps liés à une configuration matérielle inadaptée : écrans trop petits, claviers inconfortables, etc.

Dans ce cas, mieux vaut encore acheter « un vrai ordinateur » d’occasion avec une dalle de 15 pouces.

Voir et essayer le matériel

Quel que soit votre choix, il importe de toujours au moins voir et d’essayer votre matériel informatique avant de l’acheter. Voilà pourquoi je déconseille fortement la commande directe d’un ordinateur par correspondance (achat en ligne, par exemple) si vous ne l’avez pas testé par vous-même auparavant.

Voilà une recommandation qui peut sembler déplacée, mais il s’avère que la vente d’ordinateurs emballés, présenté sur catalogue, comme s’il s’agissait d’un quelconque produit électroménager, est une pratique courante.

En particulier, je vous recommande de veiller à certains points matériels, dont l’impact ergonomique est essentiel, et sur lesquels il ne sera guère possible de revenir :

- Le confort du clavier et du pavé tactile : tapez réellement quelques phrases ; déplacez des icônes sur le bureau ; faites défiler l’ascenseur sur une page web.

- Le rendu des couleurs, l’angle de vision, le contraste et netteté de l’écran : affichez une page web (par exemple un site d’information ou une page de résultat de Google sur une recherche d’images) et déplacez-vous autour de l’écran (verticalement et latéralement). Par ailleurs, les écrans d’ordinateurs portables sont quasiment tous brillants ; ce qui influence largement la perception des couleurs en augmentant contraste et luminosité. Le rendu de la brillance est différent d’un ordinateur à l’autre. Il est préférable de choisir un ordinateur adapté aux conditions d’éclairage de la pièce où vous comptez utiliser votre ordinateur : par exemple, les reflets d’une fenêtre seront d’autant plus visibles sur un écran très brillant. Si vous souhaitez également utiliser votre ordi en lumière du jour, mieux vaut s’assurer qu’il intègre un réglage prévu à cet effet (touches de fonction).

Demandez à essayer plusieurs ordinateurs, et renouvelez les mêmes tests, afin d’avoir des éléments de comparaison. Vous vous rendrez compte, que d’un ordinateur à l’autre, vous obtiendrez souvent des différences spectaculaires.

Autre point, souvent sous-évalué : la qualité de l’écran. Hormis la taille et la brillance, il importe de savoir quel type de proportions vous est proposé :

- 16:9, par exemple : 17 pouces, pour une définition 1600 x 900 pixels. Cette proportion, identique au écrans de TV, est plus adaptée à un usage « multimédia », par exemple l’affichage de vidéo. C’est devenu le standard. On le retrouve quasiment sur tous les ordinateurs portables.

- 4:3, par exemple : 17 pouces, pour une définition 1200 x 1024 pixels. Ce format, d’un rapport de proportions moins aplati que le précédent, est particulièrement adapté à un usage bureautique et au traitement graphique. Sur internet, ce format offre une surface d’affichage verticale plus importante (sans avoir à faire défiler l’ascenseur). Ce type d’écran semble désormais réservé aux stations de travail (écran séparé de l’unité centrale).

Équipement minimal souhaité

Les indications fournies ci-dessous correspondent à des caractéristiques relativement standardisées :

- Taille d’écran minimum 15 pouces, ci-possible, 17 pouces. (poids de l’ordinateur compris entre 2,5 et 3 kg).

- Clavier avec pavé numérique (chiffres, à droite).

- 4 Go de mémoire vive (RAM) ; extension possible maximum 8 Go

- 320 Go de disque dur (capacité de stockage).

- Processeur récent de type Intel ou AMD de 2GHz, double cœur

- 4 Ports USB.

- Lecteur de carte SD 5 en 1

- Sortie audio / vidéo HDMI

- Sortie vidéo VGA

- Sortie micro et casque

- Adaptateur réseau (Ethernet) RJ45

- Graveur de DVD.

- Haut-parleurs intégrés, Webcam, antenne Wifi.

Demander en plus

Voici, enfin, les questions qu’il vous faudra poser au vendeur si nécessaire :

- Quelle est l’autonomie de la batterie ?

- Quel est le rôle des boutons et diodes placées sur le clavier ? Par exemple, sur certains portables, un bouton permet d’activer la connexion Wifi.


 

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