Lilapuce
 

supports (mardi 14 octobre 2014)

Niveaux & TSL (Gimp)

Les documents sont disponibles, comme d’habitude, en fichiers attachés.

Ouvrez dans Gimp le fichier (« spettacolo.jpg »). Nous voici en présence d’une photo manifestement sous-exposée.

Nous en profiterons pour passer en revue quelques réglages élémentaires, susceptibles d’être souvent mis en application dans ce type de situations.

L’objectif étant de proposer des explications sommaires à partir d’exemples concrets. Les captures d’écran offrent l’avantage (par rapport aux enregistrements animés) de mieux évaluer les effets « avant et après » le réglage ; non seulement sur la photo, mais également sur les outils d’interface du programme. Ceci devrait nous aider à mieux comprendre notre sujet.

La plupart des réglages disponibles sur Gimp pour corriger les valeurs de pixels sont disponibles via le menu « Couleurs ».

Commençons par « Niveaux » :

Niveaux

Cette fenêtre « Niveaux » permet de corriger facilement une photo sous-exposée et beaucoup mieux qu’avec la boîte de dialogue « Luninosité-Contraste ».

Il nous faut, dans un premier temps, donner le mode d’emploi de cet outil. Nous nous contenterons, dans un premier temps, de n’observer que les deux premières rubriques « Niveaux d’entrée » et « Niveau de sortie ».

Si tant est que l’option « Valeur » du champ « Canal » soit affichée (ce qui est le cas, par défaut), l’histogramme de la rubrique « Niveau d’entrée », indique la densité de valeur de pixels de l’image, basée sur une échelle de 256 niveaux de gris : de 0, pour noir pur (gauche), à 255, pour blanc pur (droite).

Deux curseurs – « noir » et « blanc » – sont calés de part et d’autre de cette échelle et un curseur « gris moyen » est logiquement placé au milieu.

De cette façon, en comparant l’histogramme avec l’échelle des niveaux de gris, il est possible de savoir précisément à quels niveaux de l’échelle se trouvent les zones les plus sombres et les zones les plus claires de l’image (et, bien entendu, de corriger ces positions). On constate une zone complètement vide, à droite de l’histogramme : nous voilà typiquement en présence d’une photo (a priori) sous-exposée ; aucun pixel de l’image n’occupe une valeur blanc pur (255) ; la zone la plus claire débute environ au niveau 236.

La rubrique « Niveaux de sortie », en-dessous, présente, justement, l’échelle de niveaux de gris ; c’est à dire l’étalon à partir de quoi sera éventuellement réévaluée les niveaux de l’image.

Par défaut c’est donc 256 niveaux.

Il est possible, le cas échéant, de réduire le nombre de niveaux de gris en glissant, sur cette seconde échelle, les curseurs noir ou blanc. Cela aura pour effet, d’une manière ou d’une autre (en l’éclaircissant ou l’assombrissant) de réduire le contraste général de l’image, en supprimant des valeurs intermédiaires de pixels. Un réglage qu’il est rare d’opérer sur une photo, sauf effet spécial voulu.

Dans notre cas, il nous faut, d’abord, repositionner le point le plus clair de l’image sur l’échelle de niveaux de gris.

Pour cela, sur l’échelle de la rubrique « Niveaux d’entrée », pointez le curseur du blanc...

… et glissez-le pour le positionner sur la zone de droite de l’histogramme (la valeur le plus claire de l’image) ; vous constatez que le déplacement du curseur du blanc entraîne avec lui celui du gris moyen :

Voici l’effet sur l’image, avant et après cette manipulation ; effet surtout visible, et de façon très subtile, dans la zone la plus claire de la chemise du personnage :

Fort heureusement, si ce réglage ne nous convient pas, Gimp met à notre disposition le moyen de revenir aux valeurs de pixels d’origine de l’image. Cliquez sur le bouton « réinitialiser le canal » :

Nous sommes revenus à notre position d’origine.

Utilisons une autre méthode pour redéfinir le point blanc de l’image. Cliquez sur le bouton en forme de pipette, placé à droite...

… puis cliquez directement sur une zone de l’image :

Gimp devra alors redéfinir globalement les niveaux de valeur de l’image ; ce qui pourra prendre plus ou moins de temps, en fonction de la définition du fichier et de la mémoire de votre ordinateur, d’où cet effet de balayage de haut en bas de la photo :

Constatez qu’après avoir cliqué sur l’image, les positions des curseurs blanc et gris sur l’échelle des niveaux d’entrée ont été immédiatement corrigées :

Voici l’effet, cette fois-ci, nettement plus visible :

Gros plan sur l’histogramme, avec les nouvelles positions des curseurs blanc et gris :

Nous allons maintenant accentuer le décalage du gris moyens en augmentant la plage occupée par les quarts de tons (entre gris moyens et blanc) :

Voici l’effet de ce réglage :

Revenons à nouveau aux valeurs d’origine en cliquant sur le bouton « Réinitialiser le canal » :

Les canaux

Nous avons vu comment redéfinir le contraste général de l’image sur une échelle de niveau de gris. Jusque là nous nous sommes contentés de décaler les valeurs de niveaux sans modifier quoi que soit à la tonalité des pixels.

Voyons, à présent, comment modifier les valeurs de pixels de l’image, tout en tenant compte, à la fois des niveaux et de la couleur. Pour cela, observons la rubrique « Tous les canaux ».

Essayons, dans un premier temps, de cliquer sur ce bouton « Auto » :

Effet obtenu :

Vous constatez que cette modification n’a nullement entraîné de repositionnement des curseurs :

En réalité, après validation, si l’on ouvre à nouveau les niveaux, on se rendra compte que l’histogramme n’a plus du tout la même allure.

Continuons en prenant, cette fois-ci la pipette du point blanc, de la rubrique « Tous les canaux »...

… et cliquons à nouveau dans l’image sur la chemise de ce personnage :

Effet obtenu :

Toujours dans la rubrique « Tous les canaux », saisissons-nous du curseur du gris moyen, à présent :

Essayons cette zone :

Nous voilà en présence de ce que signifie la rubrique « Tous les canaux » :

Un changement, non seulement du niveau mais également de la tonalité qui peut avoir un effet radical dans le rendu de l’image. Essayons ici pour voir :

Ah oui, la zone cliquée a bien pris la valeur « gris moyen », mais...

Là encore on peut rétablir les valeurs d’origine en cliquant sur le bouton « Réinitialiser » :

Essayez, maintenant...

… compte tenu de ce que nous avons vu, d’obtenir le résultat suivant :

Voici une reproduction, juste de l’image, un peu plus grande :

Une fois que vous y êtes parvenu, validez la boîte de dialogue « Niveaux ».

Nous en avons fini pour les niveaux sur ce support ; nous y reviendrons souvent sur d’autres exercices.

Teinte saturation

Cliquez ensuite sur le menu « Couleurs » puis « Teinte-Saturation » :

Là encore, nous ne passerons pas en revue toutes les possibilités disponibles – beaucoup trop nombreuses (et, je dois le reconnaître, dont le sens me semble parfois assez obscur ; cf « superposition ») – de cette boîte de dialogue ; observons juste les grands repères.

En haut de la fenêtre, sont disposées les couleurs primaires (additive et soustractives réunies) en forme de roue chromatique. Observons les paires de complémentaires : rouge-cyan ; magenta-vert ; bleu-jaune.

Au milieu de cette roue, est placé un bouton « Maître » (activé par défaut).

Cela signifie qu’il est possible de régler les valeurs de pixels, soit sur la totalité des plages chromatiques de l’image (« Maître »), soit par couleur, auquel cas, il faudra cliquer sur la couleur choisie.

Plus bas, nous avons trois niveaux de réglage :

- Teinte

- Luminosité

- saturation

Et enfin, juste au-dessus des boutons de validation et d’annulation, se trouve un bouton « Réinitialiser la couleur », ce qui permet, comme nous l’avons observé plus haut de rétablir la valeur des pixels après un réglage.

Commençons par modifier la teinte en déplaçant le curseur vers la droite :

Observons, ensuite la modification sur la roue chromatique ; au-dessus, la roue avant la modif et en-dessous, après :

On peut constater que le glissement du curseur « teinte » vers la droite entraîne un décalage de la roue dans le sens « horaire » : le jaune verdit, le rouge devient orange, le magenta prend une dominante plus rouge, le bleu devient violacé, etc.

Ce qui peut s’observer sur l’image :

Fort logiquement le déplacement du curseur dans le sens contraire (vers la gauche) modifiera un déplacement des valeurs des couleurs primaires dans le sens « anti-horaire ». Le jaune devient orange, le vert jaunit, le cyan verdit, le bleu s’éclaircit, etc. :

Et voilà comment faire cuire les écrevisses :

Observez que ce curseur « teinte » ne modifie que très modérément les valeurs proches du blanc et du noir ; normal, puisque cela concerne les niveaux.

Déplaçons, à présent le curseur « teinte » complètement à gauche. La modification sur la roue chromatique est complète. Chaque couleur prend la valeur de sa complémentaire :

Et si l’on déplace le même curseur à l’autre bout de la réglette (à droite) ; on obtient exactement le même résultat, puisqu’il s’agit bien d’une roue :

Ce qui nous donne le résultat suivant ; un effet de négatif uniquement sur les couleurs et pas sur les valeurs (niveaux) :

Rétablissons l’image :

Et observons, pour finir, les deux autres réglages. Tout d’abord, la luminosité, réglé au minimum, en glissant le curseur jusqu’à la limite gauche de la réglette :

Sens opposé, à présent :

On passe de la nuit au petit matin. Voilà vraiment en quoi consiste la luminosité. Cela peut être intéressant dans certains cas (par exemple, le rendu du ciel sans luminosité), mais, dans la pratique, ce réglage est assez peu utilisé sur des photos classiques. C’est généralement davantage sur les niveaux que l’on intervient pour définir les positions du blanc, du gris et du noir. Nous verrons qu’un autre outil – les courbes – permettent de jouer encore plus finement sur chaque niveau de valeur de l’image.

Dernier curseur de notre boîte de dialogue, la saturation.

Tout d’abord réduction au minimum, avec la suppression des couleurs (il existe de bien meilleurs procédés pour créer des photos en noir et blanc) :

Et, inversement, une montée en puissance des couleurs à leur maximum :

On réinitialise à nouveau :

Afin de terminer la retouche de notre image. Sans commentaires :

Et on s’arrête là.

Notre image « brut de pixels en sortie directe de l’APN » et voici le résultat après ces diverses expérimentations :

Les fichiers en haute définition sont juste là :

 

Document de travail

 
 

Modèle