Lilapuce
 

exercices (mercredi 3 mars 2021)

À propos des projets « Métamorphose »

Il était nécessaire de préciser quelques éléments de repères pour mener à bien les conduites de projet des participantes :

La métamorphose reste le thème principal des réalisations à venir.
Considérons que, dans le principe très général, la métamorphose représente le passage d’un état à un autre. Vous aurez donc comme objectif de montrer une métamorphose ; que ce soit à l’étape initiale, dans un état transitoire ou à son achèvement.

Partant de là, toutes les hypothèses d’interprétation sont ouvertes, sans aucune restriction.

À titre d’exemple, nous avons évoqué que le personnage mythologique de la sirène, même si nous ne sommes pas forcément habitués à la considérer avec ce regard, pouvait représenter une étape transitoire – c’est à dire, non achevée - du passage de l’état de poisson à celui de femme. De même, le sagittaire, probablement à rebours des définitions usuelles, pouvait être considéré comme une phase intermédiaire de l’évolution (souhaitable ?) de l’homme au cheval.

Autre hypothèse, tirant, certes, davantage vers le principe de détournement d’usage : une métamorphose entre deux objets qui, a priori, n’ont absolument aucune raison de se rencontrer ; par exemple, un monument historique ayant certains attributs d’accessoires électroménagers... ou, pouvant être interprétés comme tels, car n’oublions pas qu’il s’agit de métamorphose et non de travestissements ! Donc ici, je pense qu’il faudrait mieux travailler dans la suggestion que dans l’évocation totalement réaliste.

N’oublions pas que les paysages ou les objets (voire les personnes, si cela est possible) de la vie ordinaires fournissent une base documentaire infinie, dès lors que l’on porte sur ces « objets » (au sens large) un regard désaxé permettant d’envisager de quelle façon ils pourraient être employés sur votre logiciel graphique, après moult assemblage, déformation ou changements d’échelle. Rues, places, squares, parcs et forêts… mais aussi votre garde-manger, vos placards, vos boîte à outils, cagibis, caves et autres greniers recèlent, j’en suis certains, une multitude d’ingrédients permettant de réaliser vos images en devenir.

Dans la réalisation, le principe de composition devrait primer sur celui de la narration.
On pourra considérer, à juste titre, que ces deux principes (composition et narration) n’ont pas forcément lieu de s’opposer.

Mais quand j’évoque le principe de composition, il faut le prendre au sens large : l’effet visuel immédiat (lignes, plans de couleur, etc.) doit s’imposer avant même d’interpréter l’histoire.

Bien entendu, rien ne s’oppose au fait que les images produites « racontent une histoire ». Considérons qu’il y a plusieurs façon de raconter, justement, et que, là, il faudra, de préférence, que la cohérence visuelle des images s’impose avant d’accéder au « mode d’emploi de l’image ».

Il faudra ressentir l’impression directe de l’image, au travers d’un élément visuel déterminant (composition, couleurs, etc.) avant de décoder intellectuellement ce qu’elle raconte.

Vous pouvez donc réaliser des images dont le contenu est beaucoup plus métaphorique, voire même, produire des images totalement abstraites mais, veillez à rester quand même sur notre thème. La métamorphose, doit s’imposer aussi naturellement au regard, même si cela vient dans un second temps, après l’effet visuel immédiat.

Techniquement, il est recommandé de composer son image à partir d’une ou de deux grandes images.
Là encore, il s’agit d’un fil conducteur proposé et nullement d’une obligation.

La raison de cette recommandation tient au fait qu’il serait préférable, pour ces projets, de moins utiliser les techniques que nous avons souvent employées, consistant à copier plusieurs petits éléments, préalablement détourés dans autant de fichiers séparés, pour les coller en tant que calques et les assembler dans un canevas global.

L’enjeu étant ici de composer à l’aide de lignes qui organisent de façon générale « l’image de base », quitte à affiner ensuite en ajoutant ou en rectifiant, ici ou là, des zones plus petites.

Cette approche conduit de façon assez évidente à envisager l’utilisation technique des mode de fusion. Dans ce cas, il sera préférable d’employer de préférence (au moins pour commencer) deux images suffisamment contrastées l’une par rapport à l’autre : que ce soit dans les textures, les valeurs ou les couleurs. Pour cela, je vous recommande de consulter ce compte rendu.


 

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