Lilapuce
 

supports (mardi 12 novembre 2013)

Bordures & arrière-plan sous Writer

Ce support fait référence à l’exercice « Langue de veau biaisée », dans lequel il est est demandé de mettre en application plusieurs procédures, dont la création d’encadrés, principal thème du présent support. Il n’est pas indispensable d’avoir le fichier à l’écran pour suivre les explications, mais rien ne vous empêche de vous rendre sur cette page afin d’y récupérer consignes et fichiers.

Nous sommes bien d’accord - n’est-ce pas ? - si vous consultez cette page c’est que vous avez l’intention de faire quelque chose qui ressemble plus ou moins à ceci :

Alors tout va bien.

Les retraits, par le curseur

Il va falloir commencer par sélectionner la portion de texte qui doit être encadrée. Je place donc le point d’insertion devant la première lettre de la ligne qui commence par « Pour bien choisir » :

Et comme, parfois, la souris me fatigue jusqu’à un point que vous ne pouvez même pas imaginer, je décide de lâcher cet accessoire pour réserver exclusivement l’usage de mes deux mains à ce bon vieux clavier.

De la gauche, je maintiens la touche MAJ enfoncée ; de la droite j’appuie brièvement sur la touche BAS du pavé directionnel : trois pressions pour trois lignes sélectionnées. C’est net et sans bavure.

Attention, toutefois, ce n’est pas encore fini.

Vous constatez que le traitement de texte a sélectionné la dernière ligne jusqu’au caractère « pied de mouche » (¶).

Or, pour appliquer retrait et encadré uniquement autour de ces trois lignes - ni plus, ni moins - il est indispensable que ce caractère pied de mouche ne soit pas sélectionné.

Voilà pourquoi, tout en conservant MAJ enfoncée, j’appuie juste une fois sur la touche GAUCHE pour exclure le caractère « ¶ » de la sélection.

Après cela, je peux lâcher le clavier.

Et, rien que pour vous, je vais reprendre la souris : je pointe la partie inférieure du curseur de « retrait gauche », placé sur la règle...

… puis, tout en gardant la souris enfoncée sur cette partie du curseur je déplace lentement ma main vers la droite, jusqu’à environ 4 cm.

Le retrait de gauche est en place, il reste maintenant à poursuivre la besogne pour celui de droite.

Je le glisse, environ, à la position « 11,25 cm » de la règle.

Vous venez de voir comment utiliser les curseur de retrait afin de modifier la justification - c’est à dire la largeur - d’un ou plusieurs paragraphes.

Vous l’avez constaté, il s’agit d’une méthode directe et rapide à mettre en œuvre.

Les retraits, par la boîte de dialogue « Format de paragraphe »

Directe, rapide mais plutôt approximative. En fait, mieux vaut ne pas être très regardant sur la valeur exacte des retraits appliqués à l’aide des curseurs.

Dans la pratique, on s’accommode plutôt bien de ce manque de précision : il est rare que pour un document de bureautique il soit absolument indispensable de gérer des dimensions au millimètre près.

Le plus important étant que des éléments qui doivent être mis en forme selon le même style soient rigoureusement identiques, quels que soient les paramètres du style : qu’ils aient été définis au millimètre près ou grosso modo à la main. De là découle l’importance de la bonne maîtrise des styles en traitement de texte ; ce que nous aborderons en détail, par la suite.

Pour autant, pour peu qu’il soit nécessaire, par exemple, de nous conformer aux indications fournies sur l’exercice, il pourrait devenir important de trouver le moyen de régler de façon rigoureuse nos valeurs de retraits.

Pour cela, la solution la plus efficace reste encore de passer par la boîte de dialogue de format de paragraphe.

Je clique donc du bouton droit de la souris sur la sélection afin de choisir l’option « Paragraphe » sur le menu contextuel :

De là, après avoir vérifié que l’onglet « Retrait et espacement » est bien activé, il suffit de repérer les champs de retraits « Avant le texte » et « Après le texte » ...

… pour les modifier à la main.

Remarquez que le champ « Après le texte » indique bien un retrait (5,53 cm) par rapport au bord droit du document ; il est donc normal que cette valeur soit différente de la graduation sur lequel se trouve le curseur (placé à 11,97 cm du bord gauche de la page).

Mises en forme de caractère communes à tout l’encadré

Je vais, à présent apporter les modifications de mise en forme de caractère. Je vérifie, en premier lieu, que le texte est toujours sélectionné.

Je commence par la police en cliquant dans le sélecteur ad hoc :

Je tape « Ar » ; ce qui fait apparaître « Arial » : je valide par la touche « Entrée » du clavier :

Puis je modifie la taille :

Il faut maintenant passer en italique. Voilà une occasion pour me débarrasser ponctuellement de la souris : CTRL + i (notez que vous obtenez le même résultat en cliquant sur le bouton « I » de la barre d’outils.)

Les bordures de l’encadré

Je reprends la souris afin de sélectionner, à nouveau du bouton droit, l’option « Paragraphe ».

Cette fois-ci, je choisis l’onglet « Bordures ».

En bureautique (traitement de texte et tableur), le terme « Bordures » désigne les traits (ou filets) qui délimitent de façon visible un encadré ou n’importe quel élément d’un tableau.

Les paramètres de nos bordures seront, dans cet exemple, d’une simplicité enfantine : il s’agit d’un encadré.

Pour l’instant, nous nous contenterons donc de cliquer sur le bouton « Définir les quatre bordures » puis de valider par « OK » :

Nos deux paragraphes sont désormais encadrés par le seul et même élément :

Nous avons en fini en ce qui concerne les paramètres généraux de l’encadré, c’est à dire, pour ce qui est commun à tous les éléments de l’encadré.

L’arrière-plan, sur le premier paragraphe

À l’intérieur du même encadré, en effet, se trouvent deux paragraphes, chacun ayant ses propres caractéristiques de mise en forme.

Je commence donc par sélectionner le premier paragraphe à l’aide d’un triple clic :

Puis, clic droit pour appeler à nouveau le format de paragraphe :

Je clique, cette fois-ci, sur l’onglet « Arrière-plan » :

Ce que OpenOffice Writer désigne sous le terme Arrière-plan correspond au fond (noir, blanc, niveau de gris, couleur, motif, etc.) appliqué à la sélection.

Un arrière-plan s’applique de préférence, comme dans notre exemple, sur un ou plusieurs paragraphes. Si vous deviez appliquer un fond coloré (par exemple) seulement à un groupe de caractères et non à l’intégralité du paragraphe, il vous faudrait alors utiliser soit le format de caractère, soit le Surlignage (icône dans la barre d’outil).

« Trame » est le terme employé par Word pour dénommer ce qui correspond à « l’Arrière-plan » de Writer.

On utilisera, pour ce paragraphe, un arrière-plan gris 40% (en réalité : 40% de noir pour 60% de blanc).

Puis je valide par « OK » pour constater que l’arrière plan a bien été appliqué sur le premier paragraphe :

Je termine la mis en forme de ce paragraphe : le texte doit venir en gras.

Puisque nous avions vu comment passer en italique avec un raccourci clavier (CTRL + I) je ne résiste pas à l’envie de vous montrer maintenant comment, par le même moyen on « graisse » son caractère : CTRL + G.

Si vous ne supportez pas les raccourcis claviers (reconnaissez, au moins, que ceux-là sont assez simples à retenir), vous pouvez également cliquer sur le bouton « G » de la barre d’outil de mise en forme.

Le texte de ce premier paragraphe de l’encadré doit venir en blanc.

- « Mais le mien est déjà blanc ! » constatent alors un certains nombre de participants...

- « Non il s’agit d’un texte noir sélectionné. Par conséquent, il s’affiche en négatif, donc en blanc », répond l’animateur.

Tel est en substance, le dialogue qui se joue presque à chaque fois que nous abordons cette étape de l’exercice en salle 301 (et même ailleurs). Je me permets de l’évoquer ici, sans méchanceté et en toute amitié. Pour moi, il s’agit d’un cas d’école qui a peut-être été étudié par des ergonomes et psychologues : personne ne fait aucune allusion au fait qu’un texte sélectionné s’affiche en négatif. On ne s’en étonne pas plus lorsqu’il faut passer la sélection en gras, en italique et lui fait subir moult changements. Ce n’est, bizarrement, qu’au moment de changer la couleur du texte, c’est à dire l’un des paramètres parmi d’autres de mise en forme, qu’on oublie subitement ce qu’est un texte sélectionné. Fascinant.

Pour modifier la couleur du texte, je clique sur la petite flèche placée à droite de ce bouton :

Je clique ensuite sur la case « Blanc » :

Le texte - sélectionné - est noir...

Donc il s’affiche bien en blanc, une fois que je le désélectionne.

Triple-clic sur ce second paragraphe afin de le sélectionner :

Puisque j’ai la souris en main je clique derechef sur le bouton « Alignement justifié » ; notez que dans un autre contexte j’aurais pu tout aussi bien arriver au même résultat à l’aide du raccourci clavier CTRL + j :

Nous en avons presque fini avec la mise en forme de cet encadré mais, il y a encore un petit réglage que je vous ai gardé pour la fin.

Marge interne de l’encadré (« Espacement avec le contenu »)

Je sélectionne les deux paragraphes, car je souhaite modifier les marges internes (entre les bordures et le texte) de l’encadré :

Puis, à l’aide d’un clic droit j’appelle à nouveau la boîte de dialogue « Format de paragraphe » :

Je clique sur l’onglet « Bordures » et je lâche la souris :

J’appuie ensuite plusieurs fois sur la touche « Tabulation » du clavier (placée à gauche de la lettre A) afin de sélectionner le premier champ (Gauche) de la rubrique « Espacement avec le contenu » (zone de droite de la boîte de dialogue) :

Je tape directement « 0,1 » (sur OpenOffice, vous pouvez utiliser le point « . » du pavé numérique pour saisir le séparateur de décimales ; le programme transforme tout seul ce point en virgule).

Vous observez que, si la case « « Synchoniser » est cochée, il n’est pas utile de taper la même valeur pour les autres champs (Droite, En haut et En bas). Cela permet d’appliquer d’un seul coup les mêmes valeurs d’espacement à toutes vos marges internes d’encadré.

Tel est le résultat que je souhaite obtenir ; il me suffit donc de valider par « OK ».

De retour sur le document, je peux évaluer le résultat de cette dernière manipulation. Comme il s’agit d’un différence assez minime (½ millimètre), je vous ai placé, ci-dessous, la vue avant et après modification des marges internes de l’encadré :

Dupliquer la mise en forme d’un encadré

Cette fois-ci nous en avons bel et fini avec la mise en forme de cet encadré. Or il se trouve que, sur le même document, un autre encadré doit être mis en forme exactement selon les mêmes paramètres.

Pour l’exercice, il est peut être instructif de recommencer toutes les procédures à l’identique afin de bien assimiler les différentes manipulations.

Toutefois, de façon plus générale, vous gagneriez à utiliser une méthode plus directe permettant de répliquer automatiquement une mise en forme de ce type, sans avoir à rentrer à chaque fois dans le détail des paramétrages.

Deux avantages incontestables à cela : gagner du temps et surtout de la rigueur, car en recommençant à chaque fois toutes les manipulations que nous avons vues, la probabilité d’en oublier ou d’en modifier certaines est très forte ; ce qui provoquerait de fâcheuses incohérences de présentation.

Pour dupliquer la mise en forme de notre premier encadré sur une autre partie du texte, j’utiliserai donc l’outil pinceau. Mais comme notre modèle d’encadré se compose de deux parties distinctes, il va falloir décomposer la procédure en deux temps.

Je commence donc par le second paragraphe, que je sélectionne (par exemple à l’aide d’un triple clic). Je clique ensuite directement sur l’outil « Pinceau »...

… je déplace ensuite la souris - sans appuyer sur le bouton - juste devant le caractère « ¶ » (pied de mouche) du paragraphe sur lequel je veux appliquer la mise en forme.

Ensuite, je maintiens le bouton de la souris enfoncé pour remonter et englober le texte de ma sélection jusqu’au « ¶ » qui se trouve au niveau de la première ligne.

Si vous avez la sensation que la souris se bloque et vous empêche d’arriver à votre but ou, au contraire, vous constatez que votre sélection englobe une portion de texte qui déborde par le haut, ne lâchez pas le bouton de la souris : rien n’est perdu, vous pouvez encore redéfinir la sélection active tant que vous maintenez la pression.

Au besoin, levez la souris du tapis (tout en gardant le bouton enfoncé) pour vous repositionner plus confortablement et poursuivre votre cheminement, ou si, vous avez dépassé, il suffit juste de redescendre doucement.

Une fois que que je lâche le bouton de la souris, je constate qu’une bonne partie de la mise en forme est en place : les retraits, la police, la bordure, l’alignement du second paragraphe. C’est déjà ça de pris.

Je passe ensuite aux options de mise en forme du premier paragraphe.

Je retourne sur mon modèle, je le sélectionne (triple clic) et je reprends le pinceau.

Il me reste à sélectionner, sur le second encadré, le texte du premier paragraphe :

C’est fini :


 

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