Lilapuce
 

supports (mercredi 20 avril 2011)

Composants matériels [5]

Revenons sur l’un des deux ordinateurs anciens que nous avons démonté lors de l’atelier. Cette tour, contrairement aux autres PC de la salle, offre l’intérêt d’être équipée d’une carte mère sur laquelle se trouvent plusieurs cartes d’extension.

Nous y trouvons trois types de ports :

En blanc, les ports PCI, en noir (au-dessus) : ISA

Une autre vue sur un port AGP. Depuis la fin des années 90, ce protocole était exclusivement utilisé pour la connexion de cartes graphiques. Il est d’ores et déjà remplacé par la norme PCIe ; même s’il est encore possible de trouver, en 2007, des cartes AGP dans le commerce. Les cartes graphiques embarquent désormais leurs propre mémoire vive (ici, 512Mo) ainsi qu’un ventilateur : d’où la nécessité de raccorder la carte graphique à une alimentation.)

Puisque nous observons la carte graphique, profitons-en pour revenir « côté sortie » et découvrir, que sur certaines cartes, en plus du connecteur VGA (bleu) on trouve une autre prise, blanche (voir ci-dessus). Il s’agit d’un connecteur DVI, conçu pour envoyer les données sous forme numérique, alors que VGA communique un signal analogique. Il y a deux observations à formuler à ce sujet :

- il faut toujours brancher l’écran à l’une de ces deux prises et jamais les deux en même temps.

- la prise DVI doit être uniquement utilisée pour les écrans plats à cristaux liquides (LCD) ; ces derniers étant conçus pour traiter un signal numérique. La norme DVI permet de transmettre directement le signal en numérique de la carte mère à l’écran. Cela évite donc la double conversion numérique - analogique / analogique – numérique et la déperdition de qualité afférente. Pour les écrans à tube cathodique (tel que ceux de l’atelier) il faut utiliser le connecteur VGA.

A propos du remplacement d’une carte

J’insiste sur le fait que, tel qu’il est indiqué sur la première photo ci-dessus, les protocoles physiques de connexion ISA, PCI et AGP sont presque totalement obsolètes. En tous cas, je vous déconseille d’acheter un ordinateur de bureau dont les spécifications techniques ne font nullement référence à la norme PCI Express (notamment, pour la carte graphique). PCIe, qui se décline sous la forme de connecteurs de tailles différentes est présenté depuis 2004 comme le standard de connexion de cartes d’extension.

Maintenant, si l’on envisage la question non plus du point de vue de l’acquisition d’un PC complet, mais plutôt du renouvellement d’une pièce (en particulier d’une carte), on se rend compte que la question de l’obsolescence ne se pose pas toujours dans les mêmes termes.

Le démontage des machines que nous avons effectué en atelier sera, je l’espère, instructif. En tous cas, le but recherché était de montrer que, quel que soit le standard utilisé, on reste toujours dans la même logique de normalisation.

Par exemple, le remplacement d’une carte graphique est une opération d’une extrême simplicité : 5 minutes maximum (y compris le temps pour débrancher l’ordinateur). Tel est le cas depuis déjà de nombreuses années et rien n’indique que cette situation doive changer dans le futur.

Si cette expérience vous a permis de prendre confiance pour résoudre un problème de remplacement de matériel, alors la démarche sera réussie. Pour autant, j’aurais quelques scrupules à en rester là.

Cela nous envoie, en guise de conclusion, à mon premier support : vous ne pouvez ignorer la question de l’obsolescence du matériel informatique.

S’il est, comme nous l’avons vu très facile, de remplacer une carte défectueuse, il est déjà plus délicat d’évaluer l’intérêt de l’opération.

Pour reprendre notre exemple, on peut se s’interroger sur l’intérêt du renouvellement d’une carte graphique « 3D » (entre 75 et 100€) s’il s’agit d’un modèle AGP - donc a priori sur un matériel en fin de cycle - tout en sachant que la carte ne sera pas utilisable, ensuite, sur un nouveau PC.

Si l’on estime que son ordinateur peut encore fonctionner en l’état au moins 2 à 3 ans, car le processeur, la carte mère et la mémoire centrale, donnent encore totale satisfaction, cela peut valoir le coup (une situation qui s’est posée très concrètement à moi). Par contre, si l’ordinateur montre de sérieux signes d’essoufflement, par manque de performance matérielle, j’aurais tendance, au moins à recommander la prudence ; car on risque de commencer à investir sur du matériel inutilisable à court terme...

Mais de cela, on peut en parler à l’atelier…


 

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