Lilapuce
 

supports (mardi 30 octobre 2012)

Le curseur de retrait (Word)

En observant régulièrement les usagers de Word, je me suis rendu compte qu’il y avait une zone de l’interface du programme qui est souvent vécue par les intéressés comme un véritable calvaire :

le curseur de retrait placé sur la règle horizontale.

Oui, c’est bien de ce machin-là dont il est question ici !

1) Maudit curseur de retrait !

Alors rentrez-vous ça dans la tête une bonne fois pour toutes : ce curseur n’est qu’un outil pour régler le retrait de paragraphe et ce n’est rien d’autre que cela.

Plus exactement, vous devez savoir que le curseur de retrait n’a rien à voir avec les tabulations, qu’il ne vous permettra pas de régler les marges du document, pas plus que l’alignement du texte, ni, d’ailleurs quoi que ce soit d’autre que le retrait de paragraphe !!!

Au fait, c’est quoi, exactement le retrait de paragraphe ?

Nous l’avons vu à propos des options de mise en forme de paragraphe. Je vous conseille donc, si nécessaire, de vous reporter à cet article pour en savoir plus à ce sujet.

Je vous conseille même de passer par la boîte de dialogue format de paragraphe pour régler toutes vos options de paragraphe. En particulier, si, faute d’arrivez à contrôler ce curseur de retrait, vous devez remettre « tous les compteurs à zéro ». Il suffit de circuler dans la section « Retrait »de cette boîte de dialogue (avec la touche tabulation) et de taper le chiffre 0.

Quel que soit le moyen, le principal est d’y arriver. En informatique, il est très fréquent d’utiliser des méthodes variées et des outils différents pour obtenir le même résultat. En l’occurrence, vous pourrez certainement gérer beaucoup plus facilement vos paramètres de retrait - surtout si vous faîtes des alinéa (retrait de premières ligne) - en utilisant les zones de saisie de la boîte dialogue qu’en ayant recours au curseur.

Un clic droit de la souris sur le paragraphe de votre texte, puis clic gauche sur « Paragraphe » fait apparaître cette boîte de dialogue. Cela peut être utile pour remettre tous les compteurs à zéro de la section « Retrait » de la boîte de dialogue « Format de paragraphe », puis, éventuellement, pour indiquer manuellement toutes les valeurs de retrait souhaitées.

Ce conseil étant donné, les explications ci-dessous vous aideront, je l’espère, à comprendre la logique de ce curseur.

2) Un seul outil pour trois réglages

Regardons plus précisément ce curseur et plaçons précisément le pointeur de la souris sur chacune des trois parties, de bas en haut, une info bulle jaune affiche à chaque fois une indication différente :

- le rectangle, en bas : « Retrait à gauche »

- le triangle situé juste au-dessus (pointe vers le haut) : « Retrait négatif »

-  le triangle du haut (pointe vers le bas) : « Retrait de la première ligne »

Premier constat d’une extrême importance : le maniement de chacune des parties du curseur provoque un résultat différent des deux autres.

Vu la taille de l’outil – si tant est que votre écran affiche une haute résolution – la manipulation du curseur de retrait exige impérativement une excellente maîtrise manuelle de la souris. En fait, il n’existe pas, à mon avis, d’autres outils de Word qui exigent autant de précision. A vous d’évaluer si vous vous sentez suffisamment à l’aise avec votre souris en main pour utiliser cet outil. N’oubliez pas que vous pouvez toujours passer par la boîte de dialogue « Format de paragraphe ».

Pour aller plus loin dans l’explication, au lieu de décrire les fonctionnalités théoriques de l’outil (pour cela, on a fait le tour de la question), essayons plutôt de décomposer les manipulations à partir de situations concrètes :

3) Un retrait à gauche global d’un paragraphe de 2cm

Pointez le rectangle, maintenez le bouton gauche de la souris enfoncé et glissez sur la règle jusqu’au chiffre 2.

La sélection du « curseur rectangle » fait apparaître une ligne pointillée. Attention : ne pas lâcher la pression sur la souris (restez détendu et cool, quand même).

Le bouton de la souris étant maintenue enfoncée, on glisse le curseur ; vous devez impérativement voir ce dédoublement. Si tel n’est pas le cas, c’est que vous avez perdu votre curseur en route.

Une fois que vous lâchez la pression du bouton gauche de la souris, le retrait est appliqué : le curseur est en place, à l’aplomb du texte.

4) Annuler le retrait à gauche global du paragraphe

C’est à ce moment-là que les choses commencent généralement à se gâter.

Le premier conseil que j’aurai tendance à donner c’est : évitez de reprendre le curseur, car à l’usage j’ai pu vérifier que cela provoquait plus de perturbation qu’autre chose.

Quels sont donc les moyens pour annuler un retrait global sans passer par le curseur ?

Vraiment, vous avez le choix :

-  si vous venez juste de faire le retrait et que vous êtes saisi par un repentir immédiat, alors, aucune hésitation : utilisez la fonction « Annuler » - CTRL+Z ou clic sur icône de la barre d’outils standard.

N’oubliez pas que la façon la plus simple de revenir en arrière sur une commande consiste à utiliser la fonction « Annulez… ». Le petit triangle, placé à droite de la flèche, permet de revenir sur l’historique des actions et de sélectionner l’état souhaité. Le raccourci CTRL+Z (éventuellement répété) conduit au même résultat

-  vous pouvez également annuler le retrait en cliquant sur le bouton « Diminuer le retrait » de la barre d’outils de mise en forme.

Bien pratique, ce bouton

-  enfin, toujours pour vous éviter de prendre le curseur, la boîte de dialogue « Format Paragraphe » (menu Format / Paragraphe, ou clic droit / Paragraphe) vous permet, comme je l’ai déjà indiqué, de contrôler toutes les options de mise en forme du paragraphe actif (celui sur lequel se trouve le point d’insertion).

Voilà donc les méthodes les plus simples pour annuler ou modifier un retrait.

Si vous tenez absolument, et à toutes fins, utiliser le curseur pour arriver au même résultat, eh bien oui, c’est possible. Théoriquement, c’est même très simple : il suffit de reprendre la même partie du curseur – le rectangle – pour faire le chemin inverse.

Le problème c’est que, dans la pratique, allez savoir pourquoi, rares sont les personnes qui y parviennent naturellement du premier coup. Très souvent, au contraire, au lieu de prendre la même partie rectangulaire, la souris (cette traîtresse, infâme complice malfaisante de l’ordinateur, alors qu’elle est sensée nous aider) sélectionne une autre partie du curseur et, à partir de là, j’assiste souvent à une succession de impressionnante de crise de nerf.

Concrètement, voyons ce qui peut se produire dans ces situations :

5) Diminuer le retrait avec le curseur « Retrait négatif »

Imaginons que nous nous soyons trompé : au lieu de prendre le curseur rectangulaire, c’est le curseur de « Retrait négatif » qui soit sélectionné.

Pourtant, pour peu que l’on y prête attention, ce curseur « Retrait négatif » une fois glissé vers la gauche, fait apparaître un « curseur virtuel » (celui qui accompagne le geste) incomplet. Seule, la partie inférieure du curseur s’est déplacée (rectangle et triangle « pointe vers le haut »).

Le symbole « Rectangle » s’étant déplacé, on peut penser que, malgré tout, le retrait global du paragraphe sera annulé.

Regardez le résultat : le curseur s’est dissocié en deux partie : la partie supérieure – Retrait de la première ligne – (triangle « pointe vers le bas ») est restée en place, sur la position du retrait d’origine (2cm). Le reste du paragraphe, ainsi que la partie inférieure du curseur, est placé à l’aplomb de la marge.

En fait, nous avons effectivement appliqué un retrait négatif à tout le paragraphe, sauf sur la première ligne. Ce qui revient à dire, dans ce cas précis : retrait positif de la première ligne.

6) Déplacer le retrait global s’il y a un retrait de première ligne

Imaginons que ce résultat ne nous convienne pas. Nous tenons à notre idée de départ. L’annulation du retrait doit s’effectuer dans sa globalité, sur tout le paragraphe. Il faut donc supprimer ce retrait de la première ligne.

Bien souvent, constatant cette désagréable dissociation du curseur de retrait, nombreuses sont les personnes qui tentent d’y remédier en « recollant les morceaux » et, certainement emportées par cette urgence, oublient qu’il faut, pour cela, sélectionner le « bon curseur ».

Du coup, on sélectionne le curseur du bas – le rectangle - et on tente de le rapprocher de la partie haute en glissant vers la droite…

Arghhh ! C’est tout le groupe qui se déplace, avec ce machin, là haut, qui se débine !!! Le retrait négatif de la première ligne est désormais à 4 cm.

Normal, vous dira le spécialiste, vous augmentez le retrait global du paragraphe, alors qu’il fallait uniquement supprimer le retrait de première ligne. C’est le curseur du haut (retrait de première ligne) qu’il aurait fallu glisser vers la gauche, et non l’inverse.

Bien sûr, c’est logique. Mais cette logique ne coïncide pas toujours avec la logique fonctionnelle et pratique du maniement de la souris.

Un exemple caractéristique de bug ergonomique.

7) Le curseur de retrait droit

Pour terminer, une note plus positive.

Le curseur de retrait droit, par contre, est totalement dépourvu d’ambiguïté. Il se trouve dans la partie droite de la règle, et, comme son nom l’indique, il permet de régler simplement le retrait droit.

Je vous recommande donc de l’utiliser. Il suffit juste de sélectionner ce curseur et de le faire glisser.

Vous savez, maintenant, tout, absolument tout, sur les retraits !


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