Lilapuce
 

supports (mercredi 13 octobre 2010)

Niveaux & Teinte-Saturation

Que dire ? Si ce n’est, en préambule, rappeler l’importance des réglages Niveaux et Teinte - Saturation.

L’image ci-dessous est plutôt sous-exposée.

Plutôt qu’utiliser le réglage "Luminosité contraste" je vous recommande de faire appel au réglage "Niveaux" :

Quelques précisions sur cette boite de dialogue :

- l’histogramme - Niveaux d’entrée - indique les valeurs de niveaux (de gris) de l’image. La base de cet histogramme comporte trois curseurs : le noir (à gauche), le gris moyen (centre) et le blanc (droite). Il est donc normal que notre image - sous-exposée - restitue un histogramme de cette nature.

- la règle du bas - Niveaux de sortie - montre que Photoshop travaille avec 256 valeurs de niveaux de gris : du noir pur (0) jusqu’au blanc (255). C’est à partir de cette échelle que l’histogramme du dessus est composé. Vous pouvez modifier (réduire) le nombre de niveaux ; je vous le déconseille toutefois, sauf si vous savez réellement ce que vous faîtes.

Nous allons procéder à une manipulation très simple : pour corriger la sous-exposition (manque de lumière), il suffit de déplacer le curseur du blanc à l’aplomb des valeurs les plus claires de l’image.

Il ne s’agit pas de la petite "pointe fine" qui est complètement à droite de l’histogramme (cela doit représenter un infime détail clair de l’image) ; non, il est préférable, ici de glisser le curseur sous la zone "du début de la montagne", laquelle doit vraisemblablement correspondre à la valeur la plus claire des masque blancs.

L’effet étant immédiat sur l’image, en arrière plan ; vous pouvez ajuster très facilement votre réglage en vous fiant à votre œil.

Afin de bien comprendre la logique de cet outil, je vous propose de déplacer les curseurs pour observer les résultats.

Ci-dessous, j’ai fait glisser le curseur du gris moyen (certains disent le gamma) vers la gauche ; c’est-à-dire vers le curseur noir.

Contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre, cette manipulation n’assombrit pas l’image ; elle l’éclaircie. Regardez sur l’histogramme la distance entre le curseur gris et le blanc. En réalité, en glissant le gamma vers le noir, j’ai augmenté la quantité de valeurs claires sur toute l’image. De plus, cette manipulation s’est faite au détriment essentiellement des demi-tons et des trois-quarts de tons. Enfin, vous constatez que, malgré ce décalage général des niveaux vers des valeurs plus claires, nous avons toujours un noir pur.

Voici ce qui se produit, inversement, si je glisse le curseur du milieu vers le blanc. A vous de jouer le commentaires :

Est-il utile de vous indiquez qu’il ne faut pas valider ces réglages ?

Repositionnez votre gamma, tel qu’il était à l’origine : bien au milieu, entre le curseur du noir (0) et celui du blanc (corrigé de 255 à 191). Pour cela, vous pouvez taper directement la valeur 1 dans la case du milieu.

Maintenant, je vais prendre le curseur du noir, pour le glisser vers la gauche.

Vous constatez que le curseur du gamma (celui du milieu) accompagne le mouvement. Seul le curseur du blanc n’a pas bougé. Je conserve les proportions entre chaque curseur (positions équidistantes) mais je réduis le nombre de valeurs permettant de restituer l’image : le point du noir est décalé sur une valeur qui était proche du gris moyen : je perds donc toutes les nuances des ¾ de tons, c’est à dire, d’après l’histogramme, à une bonne partie de l’information.

Maintenant, à vous d’apporter votre commentaire sur le réglage suivant :

Arrêtons ces manipulations pour revenir au réglage initial : niveaux d’entrée : 0 – 1- 191.

Constatez le résultat :

Après ce réglage, en appelant à nouveau l’histogramme des niveaux on constate un effet dit de « peigne » (ci-dessous). Cela signifie, tout simplement que Photoshop a repositionné sur 256 niveaux une information qui n’en occupait initialement que 192.

Validez la boîte de dialogue Niveaux.

Passons, à présent à l’autre réglage :

Teinte/Saturation

Là encore, une boîte de dialogue ; vous constatez une zone avec une liste à options (en haut, en face de modifier) et trois réglages à manipuler avec encore un curseur.

Je ne l’avais évoqué avec les niveaux, mais ce réglage, comme le précédent, permet de choisir une dominante de couleur afin de limiter la correction ; cette option permet d’ajuster les réglages avec beaucoup plus de précision (nous y reviendrons).

Pour l’instant, nous nous en tiendrons au « Global » (effet sur la totalité des couleurs de l’image).

Essayons de déplacer le curseur Teinte. Wahoow, c’est le grand virage psychédélique !

Regardez les deux barres colorées en bas : avant tout réglage, ces deux barres sont rigoureusement identiques :elles indiquent les principales nuances du cercle chromatique.

Un cercle représenté par une barre ?

Oui : regardez aux deux extrémités de la barre vous retrouvez la même couleur (cyan).

Revenons au réglage : après manipulation, seule la barre du dessous change d’aspect.

En fait, elle suit le mouvement du curseur en décalant les valeurs colorimétriques : en glissant vers la droite, on peut constater à l’aide de ces bandes (mais aussi de l’image elle-même !) que les valeurs qui étaient initialement placées sur le rouge –orangé sont carrément devenues vertes.

Ci-dessous : à vous de jouer les commentaires…

Remettez le curseur « Teinte » au milieu, à 0.

Nous allons passer au réglage Saturation.

C’est très simple, la saturation, c’est la puissance de la couleur ; regardez l’effet si on l’augmente :

Et inversement :

Terminons avec le curseur Luminosité.

Bon, enfin, je vous en parle parce qu’il est là, mais honnêtement je ne lui vois pas beaucoup d’intérêt : on éclairci ou assombri globalement, sans aucune nuance. Pas bien terrible.

Vous vous souvenez du réglage Niveaux  ? Beaucoup plus efficace que ce machin là :