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supports (samedi 12 juin 2010)

Gravure [2] : conseils

Attention : cet article n’est pas une documentation technique sur la gravure ; pour cela, reportez-vous plutôt à cette liste de liens externes.

Ce support s’est imposé à force de constater que, pour nombre de personnes rencontrées ici ou là, le fait de graver un CD ou un DVD peut s’avérer être une incroyable source de problèmes. Une situation d’autant plus incompréhensible que, le plus souvent, on ne demande rien d’autre à son graveur que de copier des données sur une galette, comme s’il s’agissait d’une « grosse disquette ».

Le constat est confirmé par l’imposante documentation technique. Le champ du possible, en matière de gravure est assez vaste, au risque de s’y égarer et d’y perdre beaucoup : patience, efficacité, temps et argent.

Il est donc indispensable de faire le tri pour ne s’en tenir qu’à l’essentiel.

Voici ma suggestion :

- proposer une brève réflexion à propos des logiques d’archivage, de sauvegarde et de synchronisation puis préconiser les solutions techniques adaptées à l’une et à l’autre de ces procédures distinctes (pour cela, je vous propose de consulter cet autre support),

- choisir un type de support pour graver,

- indiquer une méthode de gravure.

Pour l’heure, sachant que l’usage de CD et DVD n’est pas la méthode de sauvegarde ou de synchronisation la plus fiable ni la plus efficace, je vous conseille de ne réserver les disques optiques qu’à vos archives.

Cela permettra, au moins de limiter les choix quant aux types de supports et aux méthodes de gravure à utiliser.

Types de supports

Vous voulez vous assurer les meilleures chances d’utiliser vos archives stockées sur CD ou DVD ?

Alors, gravez uniquement des CD-R ou DVD-R.

Les supports réinscriptibles (RW) sont plus chers que les enregistrables (R). Vous pouvez toutefois y avoir recours si vous souhaitez réemployer plusieurs fois de suite le même support pour des gravures successives, ce qui – soit dit en passant - rentre en contradiction avec la logique même d’archivage.

De plus, si vous souhaitez utiliser vos supports sur d’autres environnements matériels, sans distinction, il est préférable de choisir le plus grand dénominateur commun. En ne traitant que des réinscriptibles vous vous privez, jusqu’à un certain point, de la possibilité de les utiliser sur n’importe quel plateforme. Un support réinscriptible (RW) ne sera pas reconnu sur un ordinateur un peu ancien qui n’est pas équipé d’un lecteur compatible RW (ce qui n’est pas si rare).

Méthode de gravure

Comme nous venons de le voir, pour assurer la meilleure compatibilité possible, il est important d’être attentif au type de support. Mais ce n’est pas tout, il est également indispensable, pour les mêmes raisons, de bien contrôler la méthode de gravure.

Grosso modo, pour la gravure des données personnelles, nous avons deux méthodes possibles :

- le mode « multisession » Track-at-once

- le mode « une seul passe » Disk-at-Once

Rappelons que la gravure en mode multisession permet de graver par étapes successives. En théorie, cela semble fort pratique : tant que le disque n’est pas finalisé, on peut ajouter, au fur et à mesure, des données sur le support, ce qui est impossible à réaliser avec la gravure en une seule passe.

Pour rester cohérent avec la logique proposée jusqu’à présent, je vous recommande de graver vos archives uniquement en mode Disk-at-Once (une seule passe).

Au moins les choses sont claires. C’est « finalisé ». Vous savez où vous en êtes : vous avez gravé telles données sur tel support. Si vous devez archiver autre chose - une autre partie du contenu de votre disque dur ou le même dossier, quelques temps plus tard - il faudra recommencer la même procédure sur un nouveau support.

La procédure peu sembler rustique et peu élégante, mais c’est efficace et surtout, vous ne rencontrerez jamais de difficultés pour lire votre CD ou DVD sur un autre ordinateur. Votre CD Disk-at-Once est « standard », ce qui n’est pas le cas des CD gravés en mode multisession.

En plus des questions de compatibilité, le gros problème posé avec le mode multisession c’est qu’il entretien quelques confusions :

- on peut confondre le mode multisession et le fait qu’il s’agit d’un support réinscriptible. Cela n’a rien à voir : il est possible de graver en mode multisession sur un CD-RW mais également sur CD-R,

- inversement, certaines personnes pensent qu’il serait possible d’effacer partiellement un support RW, comme on le ferait par exemple avec une clé USB pour « faire de la place » et y ajouter quelques données.

Dans la pratique, le mode multi-session permet, par exemple, lorsque vous gravez un fichier qui porte le même nom que l’un de ceux qui figurent déjà sur une session précédente de « remplacer l’ancienne version par la plus récente ». Mais cela consiste à enregistrer le nouveau fichier et à masquer l’ancien ; l’emplacement occupé par ce dernier sur le support n’étant pas libéré.

- enfin, s’il est possible d’envisager un mode de sauvegarde sur support optique, y compris avec réécriture partielle des données, c’est surtout par l’intermédiaire d’une autre technique : l’écriture par paquet (UDF) qui ne procède pas de la même façon que le mode multi-session. Concrètement, l’écriture par paquet permet, après formatage du disque de transformer le CD ou le DVD en « lecteur », comme s’il s’agissait d’un disque dur pour y déposer par glisser-déposer des données. Dans la pratique, cette technique appliquée aux supports optique, s’avère lourde, peu fiable et peu compatible pour être appliquée d’un ordinateur à un autre.

Voilà pourquoi je vous recommande de réserver vos CD et DVD pour effectuer de l’archivage et d’utiliser d’autres outils pour faire vos (indispensables) sauvegardes.

Passons, à présent, aux choses pratiques : graver à l’aide d’un programme tel que Nero un CD de données personnelles.


 

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