Lilapuce
 

supports (samedi 3 octobre 2009)

Sélection avec la baguette magique

Le simple bon sens permet de supposer que, dans l’exemple ci-dessous, plusieurs étapes de traitement sont nécessaires pour passer de Mlle Lavant à Mlle Laprès.

Par exemple, pour modifier le masque de premier plan, il est indispensable de sélectionner cette partie de la photo afin que le changement ne s’applique pas à la totalité de l’image.

Tout éditeur de retouche d’image digne de ce nom doit présenter au moins 3 à 4 outils de sélection incontournables. Parmi ces outils, figure en bonne place, la Baguette magique, conçue pour sélectionner des zones de pixels de valeurs voisines.

Ce support s’appuie sur l’image finalisée (le modèle) de l’exercice "gymnase", lequel demande précisément de savoir utiliser quelques techniques de sélection. Vous pouvez récupérer directement cette image ci-dessous :

Allons-y :

Il me faut prendre l’outil Baguette magique : je clique dessus, tout simplement. Il est également possible, comme pour tous les outils de Photoshop, de récupérer l’outil en appuyant sur une touche du clavier ; pour la baguette magique, c’est W.

Le but du jeu consiste, dans un premier temps, à essayer de sélectionner d’un clic la chevelure du personnage, je pointe sur cette partie de l’image et je clique :

Après le clic, la sélection est matérialisée par une bordure pointillée clignotante. On se rend immédiatement compte que ce n’est pas bon : en plus de la chevelure, l’outil a attrapé les menuiseries.

Les options par défaut de cet outil ne permettent pas d’obtenir le résultat. Il faut recommencer.

Pour cela, je vais « désélectionner ».

J’aurais pu utiliser une autre méthode, mais celle-ci est tellement courante qu’il faut la connaître : passez par le menu Sélection puis cliquez sur Désélectionner.

Profitons-en pour repérer le raccourci clavier. Il est facile à retenir : CTRL+D (D comme Désélectionner). Cela vaut le coup d’essayer de le garder à l’esprit car vous en aurez souvent besoin !

La nuance entre la couleur des cheveux et celle de la boiserie est assez subtile, mais il est possible de régler l’outil pour atteindre cette précision (en fait, il y a surtout un petit liseré autour du crâne).

Dans la barre d’options de l’outil, située au-dessus de l’image, on voit que par défaut, l’option de Tolérance est à 32.

Il faut réduire cette valeur pour affiner notre baguette : je clique sur 32, afin de sélectionner le champ.

Je tape directement 5.

Autre chose importante, avant d’utiliser l’outil : il faut vérifier que l’option « Pixels contigus » est bien cochée. Il s’agit d’un détail d’une extrême importance, car si cette option n’est pas cochée, la baguette magique cherchera à sélectionner sur toute l’image les pixels de même valeurs que ceux cliqués.

Une fois que j’ai procédé à ces ajustements, je peux cliquer à nouveau dans la chevelure : oui, c’est beaucoup mieux, même s’il reste une petite bande récalcitrante de pixels à la base du crâne.

Je désélectionne à nouveau (CTRL+D) ; nous allons observer les différentes options en choisissant une autre partie de l’image.

Je règle la tolérance à 20, puis je clique dans la partie gauche du mur. C’est sélectionné !

Maintenant j’aimerai bien récupérer l’autre partie du mur : je clique à droite du personnage.

Objectif atteind : la partie droite du mur est sélectionnée, mais j’ai perdu la gauche.

Eh oui : avec l’option par défaut de la baguette magique (le premier bouton Nouvelle sélection), je réinitialise ma sélection à chaque clic.

Pour remédier à cette situation, je choisis la deuxième case : Ajouter à la sélection.

Cette option permet de cumuler les sélections clic après clic. C’est exactement ce que je veux : garder la partie gauche du mur sélectionnée après avoir cliqué sur la droite.

Il est fort possible qu’il manque une petite partie du mur à ma sélection (en haut, à droite).

Je pourrais cliquer une troisième fois dans cette zone (avec l’option « Ajouter à la sélection), mais j’en profite pour vous présenter une autre méthode : Menu Sélection puis Etendre.

Avec cette commande, Photoshop va étendre la sélection aux pixels contigus de valeur voisine (selon la tolérance indiquée).

Juste en dessous on constate la présence de la commande « Généraliser », laquelle permet de récupérer les pixels de même valeur, mais sur toute l’image : non ce n’est pas ce qu’il me faut.

Je clique donc sur Etendre.

On y est presque.

Les quelques pixels restants peuvent être récupérés d’un clic de souris, après un rapide zoom.

En règle générale, une fois que vous avez bien vérifié votre sélection (nous verrons par la suite qu’il existe des méthodes très efficaces pour vérifier et corriger sa sélection), vous avez tout intérêt à la mémoriser.

En effet, il est préférable de considérer qu’une sélection peut toujours être réemployée ; y compris pour délimiter d’autres zones !

Je clique sur le menu Sélection puis Mémoriser la sélection…

Cela fait apparaître une boîte de dialogue. Il faut renseigner la zone Nom. Dans notre cas, ce sera « mur ».

Vous pouvez accéder aux sélections mémorisées grâce à la palette couche : Menu Fenêtre / Couches.

Cette palette permet de visualiser chacune des couches de couleur selon le mode choisi (dans notre cas : Rouge Vert Bleu) ainsi que les couches Alpha (transparente) sur lesquelles Photoshop stocke les sélections mémorisées.

Je ne rentre pas ici dans le détail de l’utilisation de la palette couche (un sujet à part entière), mais cette palette s’avère rapidement très utile pour gérer les sélections mémorisées, ne serait-ce que pour les renommer ou supprimer des sélections redondantes (des situations très fréquentes lorsqu’on commence à travailler avec les sélections).

Je peux désormais désélectionner, puisque la sélection du mur est mémorisée.

Revenons sur les options de la baguette magique : je pointe la menuiserie avec Tolérance = 20.

Après le clic, à nouveau la baguette magique a sélectionné à la fois la menuiserie et la chevelure, laquelle doit être retirée de la sélection.

Cette fois-ci, je clique sur l’option Soustraire de la sélection (troisième case).

Je zoome, puis modifie la tolérance = 5.

Je pointe la chevelure. Vous constatez que le pointeur est accompagné du signe – (le signe + apparaissait avec l’option Ajouter)

En cliquant, j’ai effectivement retranché une partie de la tête (la délimitation en haut) mais il reste quelques pixels encore à retirer.

Je peux utiliser la méthode des clics successifs pour retirer les petits groupes de pixels ; cela risque néanmoins d’être relativement fastidieux.

L’idéal serait d’englober ces pixels récalcitrants avec une forme simple à manipuler. J’ai exactement ce qu’il me faut avec l’outil Rectangle de sélection (lettre M).

Une fois que l’outil est en main, il est important de vérifier l’option – faute de quoi – je risque rapidement de ne plus savoir où j’en suis (cas également très fréquent : j’ajoute au lieu de retirer).

Récapitulons : je veux sélectionner la boiserie ; il faut donc soustraire les pixels du garçon, donc je clique sur l’option correspondante.

Ensuite, il suffit de tracer un rectangle pour englober les pixels à retirer de la sélection. J’ai une chance incroyable : la boiserie est parallèle au bord supérieur de l’image.

Dès que je lâche le bouton de la souris : le tour est joué. Admettons que je décide de changer la couleur de la boiserie ; un simple réglage de Teinte et j’y suis…

Là encore, je mémorise la sélection, car, même si je pense que je n’aurais pas besoin de récupérer cette sélection, j’ai au moins délimité en négatif la tête du personnage. Ce travail mérite d’être conservé ; ce sera toujours ça en moins à faire si je décide de faire une teinte platine à mon personnage…

Passons à autre chose : je zoome sur l’angle supérieur gauche de la photo pour voir le mur beige.

Je récupère la baguette magique : Option « Ajouter … » - Tolérance = 20

Je clique.

J’étends ma sélection.

Bon !

Pour récupérer l’autre partie beige, je vais essayer la commande Généraliser puisque cette barre noire, de travers, m’empêche d’étendre ma sélection actuelle.

C’est pas mal, mais…

… c’est nettement moins bien si je regarde d’autres parties de l’image !

Avec la commande « Généraliser » Photoshop a récupéré des pixels de valeur voisine de la sélection active, y compris dans des parties de l’image qui ne m’intéressent pas.

Dans ces cas-là, mieux vaut annuler purement et simplement ce que je viens de faire, plutôt qu’essayer de bidouiller à partir d’un résultat qui est trop éloigné de ce qui était recherché.

Pour cela je peux faire appel à la palette Historique. Variante : CTRL-ALT+Z, qui permet, étape par étape de remonter l’historique.

Dans notre cas, la solution la plus efficace consiste encore à revenir à l’option « Ajouter… » puis à cliquer directement dans la partie recherchée.

Oui ! Enfin… compte tenu de la qualité de !

Pour terminer, voyons à quoi correspond le quatrième bouton des options de sélection…

Je trace un rectangle de sélection.

Je clique sur ce bouton, qui m’indique Sélectionner l’intersection.

Je trace un second rectangle qui vient partiellement se superposer au premier.

Voilà l’intersection.


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