Lilapuce
 

supports (samedi 19 juin 2010)

Copier un CD audio

Copier un CD Audio ? Rien de plus simple !

Bien sûr, mais mieux vaut quand même rappeler la procédure ad hoc. Et si on accompagne le tout de quelques recommandations, cela devrait vous permettre de réussir toutes vos copies (à condition que vos originaux ne soient pas « protégés » par des dispositifs anti-copie, mais ça, c’est une autre affaire).

Le présent support présente donc une mise en situation volontairement proche de ce qui s’est déroulé lors de notre séance. Nous avons eu recours à Nero, le logiciel de gravure installé sur l’un des postes de la salle (et fourni avec le graveur) ; ce même programme est donc pris comme exemple ci-dessous.

Pour autant, il est important de préciser que les procédure de gravure sur disques optiques sont totalement standardisées. Vous devriez donc, pour l’essentiel, retrouver les mêmes fonctionnalités quel que soit le programme de gravure installé sur votre PC.

L’ordinateur utilisé lors de notre séance est équipé de deux composants matériels distincts : le lecteur de CD et le graveur. Nous retrouverons donc cette configuration dans l’explication qui suit.
Si votre ordinateur ne présente qu’un graveur, il faudra alors retirer le CD audio et le remplacer par le CD vierge au moment venu, quand votre logiciel vous le demandera (ceci sera précisé un peu plus bas). Vous constaterez certainement que, si vous avez besoin de réaliser régulièrement des copies de disques, il est plus confortable d’avoir une configuration matérielle de type « lecteur + graveur » au lieu d’un seul graveur.

Dernière précision : si les logiciels de gravure permettent généralement de faire toutes les tâches les plus courantes en la matière (copies, traitement d’image ISO, diverses compilations, sauvegardes, gravure multisessions, effacement de disques RW, etc.) il existe des programmes spécialisés, optimisés et très efficaces pour n’effectuer que des copies (par exemple : CloneCD).

Néanmoins, pour copier un CD, le logiciel, quel qu’il soit, devra dans tous les cas procéder en deux temps :

- copie des données sur le disque dur

- gravure de cette copie sur le CD vierge

Le plus souvent, la copie stockée sur le disque dur de l’ordinateur sera effacée après transfert des données sur le CD, sauf si vous demandez de la conserver.

Insertion du CD audio dans le lecteur

En premier lieu, je place le CD audio dans le lecteur. Windows ouvre alors cette boîte dialogue ; cela me permet, au moins, de vérifier que le support est correctement reconnu comme un disque optique au format « CDA » (ce qui n’est pas toujours le cas, avec d’anciens CD sur lesquels étaient placés des dispositifs « anti-copie », appelé « DRM »).

Si vous n’avez qu’un graveur, insérez votre CD audio dans ce dernier et passez directement à l’étape suivante.

Mon intention n’est pas de lire le CD mais de le copier ; je n’ai donc nullement besoin qu’un logiciel s’exécute pour traiter la lecture de ce support. Je descends l’ascenseur afin de trouver la dernière option « Ne rien faire »...

… je clique sur cette inscription, puis sur « OK » :

Insertion du CD vierge et lancement du logiciel de gravure

J’insère ensuite le CD vierge dans le graveur ; ce qui fait apparaître la même boîte de dialogue.

Remarquez que la barre de titre de cette fenêtre n’indique pas la même lettre de « lecteur » (le terme lecteursignifiant, ici selon la terminologie de Windows, qu’il s’agit d’un matériel capable de traiter un support à mémoire de masse, tel que disque optique, clé USB, disque dur, etc.) : « G : » pour le graveur de CD alors que le lecteur était en « F : ».

De plus, cette fois-ci, comme il s’agit d’un disque vierge inséré dans un graveur, Windows n’indique que des programmes conçus pour réaliser diverses tâches de gravure.

Mais là encore, si cette boîte de dialogue me permet de vérifier que le système est prêt à effectuer l’action (ce qui n’est pas sans intérêt), je préfère lancer par moi même le logiciel de gravure :

Je ferme donc la boîte de dialogue, puis je clique sur le menu Démarrer pour récupérer Nero.

Pour cela, après ce premier clic, je me contente de survoler pour dévoiler les menus en cascade...

.. une fois arrivé sur « Nero Startsmart », je bloque ma main et effectue un clic droit de la souris. Sur le menu contextuel qui apparaît alors, je clique (bouton gauche) sur l’option « Exécuter en tant que... ».

Eh oui, il faut le savoir : Nero a besoin des droits de l’administrateur (voir support) pour fonctionner.

Nous retrouvons l’interface très particulière du programme (voir autre support).

Le plus simple étant ici d’utiliser la catégorie « Favoris » (laquelle correspond aux tâches de gravure les plus courantes), puis de cliquer sur « Copier CD ».

Certes, nous avons bien un CD audio à réaliser, mais il s’agit d’une copie à partir d’un CD et non d’une compilation originale, voilà pourquoi il faut utiliser cette option :

Une nouvelle fenêtre (un peu plus classique) vient se superposer à l’écran. Cela permet de vérifier que tout est en place pour lancer la copie.

Si vous n’avez qu’un graveur, l’explication qui suit ne vous concerne pas.

En premier lieu, je vérifie que les bons « lecteurs « sont correctement reconnus pour ce qu’ils doivent effectuer. Remarquez que le fait d’avoir des matériels de marques différentes facilite l’identification, car il est toujours délicat de se rappeler des lettres attribuées aux différents « lecteurs », mieux vaut vérifier cela en jetant un coup d’œil sur la machine :

- « Lecteur source » (dans lequel se trouve le CD audio)

- « Unité de destination » (le graveur, avec le disque vierge)

Nero nous indique que certains CD ne pourront être copiés à cause des fameux DRM. Cette affaire-là appartenant au passé (fort heureusement), espérons que le CD que l’on s’apprête à copier ne correspond pas à cette génération de produits. Au besoin, Nero indique qu’il est possible de vérifier si le disque est protégé (pour cela , cliquer sur le bouton « Plus » puis « Simuler ».

Un réglage important : la vitesse de gravure (ci-dessous).

Par principe, je préfère toujours ne pas utiliser la vitesse maximum de gravure indiquée par le graveur. Pour cela, je clique sur la flèche (entourée ci-dessous) pour sélectionner une vitesse inférieure à celle qui est proposée.

Il arrive fréquemment que les gravures échouent à cause d’un temps de traitement trop élevé pour ce que le matériel est capable de traiter, compte-tenu, notamment, des ressources réellement disponibles en mémoire.

Le risque étant que les données stockées en mémoire (tampon) ne soient pas correctement acheminées au graveur, ce qui se traduit immanquablement par une perte définitive du support.

Mieux vaut donc prendre un peu plus de temps que ce que permet le matériel de façon théorique et s’assurer que les données seront correctement copiées plutôt que de gâcher à la fois le temps de gravure et le support.

Dans le même ordre d’idée, je vous conseille d’éviter de lancer d’autres applications (ce qui réduirait d’autant les ressources disponibles pour votre graveur) au moment où vous lancez une tâche de gravure. Il est préférable de considérer que la gravure (notamment s’il s’agit de sauvegarde ou d’archivage) exige une disponibilité complète à la fois de l’utilisateur et du système.

Dernier réglage : je clique sur cette option afin de demander au programme de vérifier la gravure

Après quoi , je lance le processus par le bouton « Copier », ce qui fait apparaître cette nouvelle fenêtre :

Comme il s’agit d’un CDA, il est proposé de récupérer les données textuelles associées au disque : notamment, le titre du disque, le nom de l’auteur et les titres des chansons.

Je clique donc sur le bouton « Accéder à la base Internet ».

Petit temps de latence...

… afin de récupérer toutes les informations :

Dans le cas présent, comme c’est première fois que je demande à Nero d’effectuer la récupération des informations textuelles liées à un CD audio, on me demande si je souhaite réserver un espace sur mon disque dur qui servira à les mémoriser.

Ceci n’est pas d’une importance décisive pour la suite des opérations, mais je clique sur « Ok »...

… ce qui a pour effet d’afficher cette nouvelle fenêtre en forme d’explorateur. Je clique sur un dossier (par exemple « All Users/ Musique partagée » (disponible pour tous les utilisateurs de l’ordinateur) puis sur Ok :

Les deux fenêtres suivantes se passent de commentaires.

Après avoir cliqué sur « Oui », je retrouve l’assistant de gravure qui, dans un premier temps, copie les informations inscrites sur le CD Audio :

Après quelques minutes (4’35’’), la jauge verte atteint le stade 100%. La copie locale (sur le disque) est achevée, ce que confirme le message placé dans la partie supérieure de l’assistant. À cette étape, le CD Audio est généralement éjecté de l’ordinateur.

Si votre ordinateur n’est équipé que d’un graveur, votre logiciel de gravure devrait éjecter le CD Audio et vous demander d’insérer à la place un disque vierge.

Le processus de gravure - proprement dit - débute ensuite automatiquement. Le logiciel charge, dans un premier temps, la mémoire tampon.

Puis ensuite, c’est l’autre jauge (celle du bas) qui se rempli progressivement ; cela désigne le transfert physique des données par le graveur sur le support ...

… ce qui a pour effet de vider la mémoire tampon progressivement...

Jusqu’au terme de la gravure, étape qui doit se présenter sous cette apparence :

Mais ce n’est pas fini puisque, rappelons-le, j’avais demandé de vérifier l’état de mon CD après gravure.

Là encore, la vérification des données se décompose en deux étapes ; ceci étant représenté par les mêmes deux jauges que lors de la copie et de la gravure (l’une se vidant au fur et à mesure que l’autre se remplit).

Et voilà, normalement en suivant les recommandations (baisser la vitesse de gravure et éviter d’utiliser d’autres applications) vous devriez toujours obtenir ce message.

Je clique sur ce bouton :

Je quitte Nero.

Vérifier la copie par soi-même

Je retire le disque du graveur. Et je l’insère dans le lecteur : mieux vaut toujours vérifier par soi-même - et immédiatement après la gravure - que la copie est effectivement réussie.

Si votre ordinateur n’est équipé que d’un graveur, insérez à nouveau le CD dans ce dernier.

Windows affiche à nouveau la même fenêtre que tout à l’heure, quand j’ai inséré l’original. Ceci me permet de vérifier, en première approche, que la copie est valide.

Cette fois-ci, je vais utiliser un des lecteurs proposés dans la liste, par exemple, le lecteur Windows Media Player (fourni avec le système d’exploitation). Je sélectionne donc ce dernier.

Et je clique sur « OK », ce qui lance le programme. La musique sort des enceintes mais aucune information textuelles - titre du disque, de l’auteur et des chansons - n’apparaît à l’écran (ce qui n’est pas toujours le cas). Je vais donc forcer l’accès à ces données en double cliquant sur ce bouton carré, placé dans la partie droit de la fenêtre :

Windows Media-Player affiche une autre vue dans la fenêtre (tout en continuant de jouer le disque) ; si les informations détaillées apparaissent enfin, il suffit généralement de passer par précédent (en haut)

Pour retrouver ceci.

Mouais...

Bon, le principal étant de vérifier que la copie s’est correctement déroulée, non ? Alors, si Windows Media Player est capable de lire votre CD, vous pouvez considérer que votre copie sera lisible sur n’importe quel lecteur (salon, auto, un ordinateur avec un autre système d’exploitation, etc.)

Profitons de l’occasion pour découvrir un autre lecteur que Windows Media Player, par exemple, l’excellent VLC (beaucoup plus polyvalent que ce dernier).

Je ferme Windows Media Player (ce qui interrompt la musique) et je lance VLC, par exemple par le menu « Démarrer ».

Ce lecteur est, par défaut, beaucoup plus compact mais il est possible de l’habiller avec une interface presque aussi clinquante de celle de Windows Media Player.

Aucune musique ne sort des enceintes. Remarquez que ce n’aurait pas été le cas si j’avais choisi VLC dans la liste après avoir inséré le CD.

Il va falloir demander au lecteur de lire le CD. Pour cela, je passe par le menu suivant :

Je vérifie ensuite qu’il s’agit bien du « bon lecteur » :

Je clique sur « Lire »

Et c’est parti...


 

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