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supports (mercredi 20 avril 2011)

Composants matériels [2]

Attention : avant toute manipulation, il est préférable de vérifier si l’observation de l’intérieur de votre ordinateur ne risque pas d’entraîner une rupture de garantie. Par exemple, contrairement aux ordinateurs de bureau, la plupart des ordinateurs portables ne sont pas conçus pour être démontés par l’utilisateur.

Donc, si vous avez un ordinateur de ce type, n’essayez surtout pas de l’ouvrir. Contentez-vous de l’observer de l’extérieur en vous référant à la documentation technique (voir exercice).

Observer avant de démonter

On a beau faire : arrondir les angles, mettre de la couleur, habiller d’une coque translucide, élargir, aplatir, épater, brosser, miniaturiser, orner le tout d’un logo en forme de grosse légume ou de joli petit fruit acidulé. Moi, je trouve qu’un ordinateur, c’est forcément LAID !

Regardez un des postes de la salle 301, par exemple. Vu de dos, ça fait vraiment pitié : avec tous ces câbles, on dirait une vieille patate en train de germer.

Fort de ce constat, on ne peut donc, a priori, que se réjouir de la généralisation des technologies sans fil. Pourtant, ces liaisons filaires, aussi laides soient-elles, présentent au moins l’avantage d’identifier les branchements avant le démontage.

Rien ne vous empêche, d’ailleurs, de vous munir d’une planche d’étiquettes et de marquer chaque prise avant de débrancher les câbles (car il va falloir impérativement tout débrancher !). Par exemple, ci-dessous, la carte mère étant équipée de deux connecteurs RJ45 (réseau) une étiquette a été apposée à proximité de celui permettant l’accès Internet.

Ci-dessous, la vue arrière d’un ordinateur de la salle 301. Une configuration pour le moins rudimentaire qui offre au moins l’intérêt de la compacité. Vous remarquerez qu’il est quasiment impossible de se tromper : chaque connecteur est facilement identifiables par la forme, le nombre de broches (mâle ou femelle) et la couleur. Autant de repères standardisés que l’on retrouve donc sur toutes les machines modernes.

Commençons par observer à la loupe la partie droite, sur la vue ci-dessous.

Grâce aux incrustations gravées sur le support, on peut identifier assez facilement que ce groupe de connecteurs concerne la gestion du son.

- La prise jaune interface midi (femelle 15 brochess) permet de brancher une manette de jeu joystick ou encore un instrument de musique, tel un clavier.

- le connecteur vert indique une petite flèche orientée vers l’extérieur. Il s’agit de la sortie ligne pour brancher les hauts parleurs.

- le bleu, avec sa flèche orientée vers l’intérieur, indique le chemin inverse : entrée ligne. Par exemple, c’est grâce à cette prise qu’il y a quelques années, nous avons pu numériser un extrait d’un 33 tours.

- quant au rose, pas d’erreur possible, regardez bien la gravure, il s’agit bien d’une entrée microphone. Vous en aurez peut être besoin pour téléphoner sur Skype ou tout simplement pour dialoguer sur votre messagerie instantanée.

Vous remarquerez que ces trois connecteurs sont de taille identique ; conçus pour accueillir un jack de 3,5mm. Il arrive fréquemment que l’on se trompe en branchant ces périphériques ; notamment parce que, dans la pratique, l’accessibilité à cette partie de l’ordinateur ne permet pas toujours une aussi bonne vision que sur ces photos. En règle générale, il est préférable de brancher les périphériques de la carte son avant d’allumer l’ordinateur.

Sur la photo ci-dessous, passons au groupe de connecteurs placé au centre de la face arrière du PC :

- le rose (femelle 25 broches), est accompagné du symbole d’une imprimante. Il s’agit du port parallèle autrement désigné LPT. C’est un standard assez ancien, pour ne pas dire quasiment obsolète. Dans les faits, il s’agit d’un connecteur spécialisé sur un seul type de périphérique : l’imprimante. Cette conception est dépassée. Aujourd’hui, par exemple, toutes les imprimantes modernes sont équipées de câbles USB ; une technologie que l’on retrouve sur une multitude de périphériques et permettant une connexion plus souple, moins encombrante et à un débit supérieur au port parallèle.

- le connecteur turquoise (mâle 9 broches) est couramment appelé port série, (voire COM1). Là encore, inutile de vous encombrer l’esprit avec ce standard. Tout comme son voisin « parallèle » le port série, utilisé dans le passé pour différents périphériques (je l’ai utilisé, par exemple, pour un vieux Palm Pilot, ou mon premiers appareils photo numériques) est promis à une disparition prochaine.

- plus important, le connecteur bleu foncé (femelles 15 broches) est ici accompagné d’une gravure assez peu explicite ; on devrait normalement trouver le symbole d’un écran. La connectique proposée sur cet ordinateur pour le moniteur est le standard VGA. Nous verrons qu’il existe d’autres possibilités.

Terminons notre tour d’horizon par la partie gauche :

- les deux connecteurs ronds, verts et violets, à gauche, PS/2 sont prévus pour brancher la souris et le clavier (voir les gravures). Ces ports (également appelés MiniDin) ne sont pas interchangeables. Si, malgré les couleurs standardisées, également visibles sur les câbles, vous vous trompez de connecteurs, il est préférable d’éteindre l’ordinateur avant de rebrancher les périphériques. Là encore, il s’agit d’une technologie, spécialisée sur un type de périphérique, donc largement obsolète (cela fait plus de 10 ans que les ordinateurs Apple l’ont abandonnée). PS/2 est déjà remplacée par des modes de connexions plus modernes : filaire (USB) ou sans fil (infra rouge), cette dernière impliquant, la plupart du temps, d’alimenter le périphérique - clavier ou souris - avec des piles (ce qui est loin d’être un progrès). La mise en place progressive de nouvelles technologies sans fil applicables aux souris et claviers (Bluetooth ou Wireless USB) devraient améliorer cette situation dans un proche avenir.

- j’ai déjà évoqué le connecteur RJ45, situé en haut à droite sur la photo ci-dessus ; il permet de se raccorder à un réseau par le protocole Ethernet. C’est par ce biais que nous connectons les ordinateurs de l’atelier à Internet. Remarquez la forme caractéristique en T prévu pour accueillir l’embout du câble, lequel dispose d’un ergot qui se « clipse » dans la prise. Pour retirer le câble ethernet, il faut appuyer sur l’embout avant de tirer, afin de libérer la prise. Il ne faut pas confondre RJ45 avec RJ11. La confusion est fréquente, car RJ11 se présente également en forme de T, mais ce connecteur est plus petit que RJ45. On trouve généralement une prise RJ11 en sortie de modem ; un dispositif, le plus souvent directement intégré à la carte mère, permettant de relier l’ordinateur à une ligne téléphonique. Par exemple, il y a quelques années, on utilisait les modem RTC (réseau téléphonique commuté) pour se connecter à Internet par la ligne « téléphonique ordinaire » ; il s’agit d’un mode de connexion beaucoup moins rapide que l’ADSL, de ce fait tombé en désuétude , mais qui peut être utilisé en dépannage.

- les deux prises USB, en bas à droite (repérez le logo caractéristique en forme de « trident »), représentent, en quelques sortes, le standard de la connectique moderne. En plus des ports placés à l’arrière de l’ordinateur, il est courant de trouver d’autres ports USB, en façade. La technologie USB, permet de brancher « à chaud » divers périphériques, tels que clé, lecteur MP3 ou appareil photo. D’autres périphériques destinés à rester branchés, tels que souris, imprimantes ou scanner, sont également proposés avec une connectique USB ; d’où la nécessité de disposer au moins de 4 ports disponibles sur l’ordinateur. Il est toutefois possible, en cas de pénurie de ports disponibles, de connecter sur l’un d’entre eux un Hub USB. Il existe plusieurs types de connecteurs USB. Par exemple, pour raccorder les appareils photos ont utilise un câble muni de deux embouts différents ( de taille et de forme) ; l’un pour l’ordinateur et l’autre pour l’APN. Dans tous les cas, les connecteurs présentent toujours un « détrompeur » facilitant le branchement (ne jamais forcer).

Démontage

Important : quelque soit la nature de l’intervention, vous devez toujours débrancher entièrement votre ordinateur avant de le démonter. Déplacez ensuite le boîtier afin de vous assurer les meilleures conditions d’observation et d’intervention : sur une table dégagée avec un bon éclairage. Au moins pour la première fois, évitez de vous lancer dans ce type d’exploration si vous ne pouvez pas y consacrer un minimum de temps (4 heures).

Avant de toucher les composants (carte mère, mémoire vive, etc.) il est traditionnellement recommandé de décharger l’électricité statique stockée sur vous-même : pour cela, évitez les habits tels que pull en laine et touchez une tuyauterie reliée à la terre, ou mieux : équipez-vous d’un bracelet « anti électricité statique » prévu pour cet usage.

Un ordinateur conçu pour être démonté par l’utilisateur, offre généralement un dispositif d’accessibilité optimum : il suffit de dévisser une ou deux vis pour faire coulisser un panneau…

… et accéder directement aux composants.

Ci-dessous, une prise de vue d’un autre ordinateur ; il s’agit encore de l’un des PC de la salle 301. Par rapport à la précédente, cette vue offre l’intérêt d’être plus dépouillée. Réseau, audio et vidéo sont pris en charge directement par la carte mère ; ce qui évite d’avoir à brancher des cartes d’extension.

La configuration d’une carte mère « compacte » est généralement synonyme de moins bonne qualité et de plus faible évolutivité qu’une carte équipée de cartes d’extension.

En attendant, cela nous permet d’identifier très facilement 6 zones distinctes, que l’on retrouvera sur la plupart des PC (à l’exception du lecteur de disquette totalement obsolète) :

Passons, maintenant au détail de chaque composant ; pour commencer, le câblage et disque durs.


 

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