Lilapuce
 

supports (mardi 12 novembre 2013)

Les listes sur Writer

Ce support fait référence à l’exercice « Langue de veau biaisée », dans lequel il est est demandé de mettre en application plusieurs procédures, dont l’insertion de listes, principal thème du présent support. Il n’est pas indispensable d’avoir le fichier à l’écran pour suivre les explications, mais rien ne vous empêche de vous rendre sur cette page afin d’y récupérer consignes et fichiers.

Tel qu’il est demandé dans l’exercice, je colle mon texte dans un nouveau document après l’avoir copié.

Rappelons que si, en règle générale, au lieu de copier-coller votre texte, vous étiez amené, bizarrement, à le saisir, il serait alors préférable de décomposer les étapes de la façon suivante :

- saisie du texte « au kilomètre » sans se soucier le moins du monde des options de mise en forme.

- une fois que le texte est tapé, relu, discuté, approuvé, annoté et corrigé, accepté, amendé, validé, entériné puis réévalué, bonifié, digéré, confirmé, citoyennement partagé, artistiquement assumé, hiérarchiquement managé ; unanimement, universellement et incontestablement reconnu « en tant que » « texte lisible », bref une fois que vous en avez fini - pour l’essentiel - avec vos petits mots chéris, alors là, vous pouvez lancer la déco.

Puisqu’il s’agit d’un support concernant les listes, je n’illustrerai pas ici de façon détaillée comment doit être mis en forme le titre principal du texte ( la première ligne). Pour les mêmes raisons, au fur et à mesure de la progression de ce support, d’autres parties de ce texte (les encadrés) sont présentées sous leur apparence finalisée, sans aucune explication. Pour plus de précision au sujet des options de mise en forme du texte de ce support reportez-vous aux consignes de l’exercice.

À présent, venons-en aux faits.

Styles de titre

Je place le point d’insertion sur le deuxième paragraphe et je clique sur le sélecteur de styles afin de choisir « Titre 2 » :

Le paragraphe adopte immédiatement la mise en forme du style « Titre 2 » :

Style « Titre 2 » ?

Ah, les styles...

En première approche, on peut considérer que le traitement de texte met à notre disposition un certain nombre de styles prédéfinis, tels que ces « Titre 1 », « Titre 2 », etc.

Cela permet, dans ce cas, de modifier rapidement et de façon homogène la présentation de vos titres (taille, police, espacement). Bien évidemment, il est possible de modifier l’apparence de ces styles de titre prédéfinis par Writer, de même que rien ne vous empêche de créer vos propres styles personnalisés (par exemple pour d’autres parties de texte qui ne correspondent pas à des titres).

Au-delà de cet aspect de mise en forme prédéfinie du texte, les styles sont avant tout conçus pour structurer votre texte en « parties logiques »...

Généralement quand je commence ce couplet, ça roupille grave dans l’assistance (il m’arrive d’ailleurs, moi-même...), alors revenons à notre cas :

Si l’on considère que le premier paragraphe de notre texte (« Langue de veau biaisée ») correspond à un niveau de style « Titre 1 », car il s’agit du titre principal du texte, le deuxième paragraphe est un titre de « deuxième niveau » ; ce dernier étant un sous-ensemble du précédent. Stop.

Restons-en là pour l’instant avec l’explication théorique des styles ; nous aurons l’occasion d’y revenir à maintes reprises.

Vous constatez (ci-dessus) qu’une petite fenêtre flottante est apparue à l’écran et que le « style actif » (« Titre 2 ») est sélectionné.

Au cas où, dans ce contexte (quand vous faites appel aux styles), aucune fenêtre ne viendrait à l’écran, je vous recommande de forcer l’affichage en appuyant sur la touche de fonction F11 de votre clavier (rangée de touches placées en haut).

Listes à numérotation automatique (ordonnées)

Après m’être assuré que le point d’insertion est toujours placé sur le deuxième paragraphe, je clique sur le bouton d’activation de listes numérotées (ou ordonnées) :

Cela fait apparaître alors le chiffre 1 placé en début de ligne. Observez, de plus, qu’une nouvelle palette flottante est apparue en haut de la fenêtre (« Puces et numérotation ») ; elle s’affiche automatiquement dès que le point d’insertion se trouve sur l’élément d’une liste. C’est à partir de cette palette que nous allons personnaliser l’apparence de notre liste numérotée (nous y reviendrons un peu plus loin).

Nous aurions pu taper directement ce chiffre « 1 » mais il est préférable que le traitement de texte prenne en compte que nous lui demandons de transformer ce paragraphe en tant qu’item (élément) d’une liste numérotée.

Cela simplifie considérablement la tâche au cas où nous devrions apporter des corrections : en particulier, insérer un nouvel item placé au-dessus du paragraphe actif. OpenOffice corrigera alors automatiquement la numérotation de tous les éléments.

De plus, dans la mesure, où nous avons paramétré qu’il s’agit d’un style de titre « niveau 2 », il sera beaucoup plus facile de modifier d’un seul coup, à partir du style, certaines options de mise en forme de notre liste, lesquelles se reporteront automatiquement sur tous les éléments de la liste.

Même si notre liste ne comporte, pour l’instant qu’un seul élément, nous pouvons commencer à personnaliser l’apparence de ce style. Pour cela, je fais un clic du bouton droit de la souris sur « Titre 2 », dans la fenêtre des styles, puis je sélectionne « Modifier » :

Comme vous pouvez le constater, la boîte de dialogue « Style de paragraphe » est extrêmement chargée : pas moins de 12 onglets permettent de paramétrer ce style « Titre 2 ».

Profitons-en pour modifier les options de mis en forme de caractère (onglet « Police ») suivant les consignes de l’exercice :

Je clique ensuite sur l’onglet « Numérotation » afin d’insérer dans le style lui-même l’option « Numérotation 1 » :

Puis je termine avec les options de mise en forme de paragraphe ; ces dernières devant être paramétrées suivant les consignes de l’exercice (indiquées également ci-dessous).

À cet endroit, il faut distinguer deux paramètres importants :

- les retraits,

- les espacements

Pour plus d’information à propos de ces deux paramètres je vous recommande de lire le support confectionné à cet effet à partir d’une mise en situation sur Word. Les explications fournies sur ce support peuvent être facilement transposées pour OpenOffice ; les principales différences sont à trouver dans la dénomination des paramètres :

- sur Word, il est question de « Retrait gauche » alors qu’OpenOffice désigne la même chose par « Retrait avant le texte ».

- De même, « Retrait droite », sur Word correspond à « Retrait après le texte », sur OpenOffice.

- Et, si Word indique « Espacement avant », OpenOffice évoque, de son côté, « Espacement avant le paragraphe » pour ce que j’aurais plutôt appelé « Espacement au-dessus du paragraphe » (si je peux me permettre).

- Ce qui, en toute logique, permet de déduire que « Espacement après » de Word n’est rien d’autre que l’équivalent OpenOffice intitulé « Espacement en dessous du paragraphe » (ah, merci).

J’ai fini de paramétrer le style. Je valide par « OK ».

Je souhaite désormais modifier l’apparence de la liste ; pour cela, comme je l’ai indiqué plus haut, je vais utiliser la palette flottante « Puces et numérotation » et, plus exactement, je clique sur ce dernier bouton :

Une nouvelle boîte de dialogue apparaît. Je choisis le type de liste numérotée avec une parenthèse fermante au lieu du point.

C’est fini pour la mise en forme de la numérotation. Je clique donc sur « OK ». La modification s’applique au texte :

Je vais en profiter pour appliquer cette mise en forme à un autre item de ma ma liste (puisque le texte est entièrement tapé au kilomètre).

Pour faire cela, je vais utiliser l’outil pinceau (dupliquer la mise en forme).

Cela va nous permettre de revoir le mode d’emploi de cet outil :

- je sélectionne mon modèle (triple clic sur le paragraphe)

- je clique sur l’outil pinceau

- je repère (with my excited eyeballs - sans les mains, juste avec les yeux) sur quel paragraphe il va falloir appliquer la mise en forme.

Ce sera là : « Suivez pas à pas ».

- Je place le pointeur à droite du dernier caractère de la ligne

- Je maintiens le bouton de la souris enfoncé et je glisse lentement la main vers la gauche afin de sélectionner le paragraphe en entier.

- Je lâche le bouton de la souris.

Le deuxième item de ma liste est mis en forme :

Listes à puces (non-ordonnées)

Nous allons, à présent, créer une seconde liste. Mais, contrairement à la précédente, cette liste-ci ne comportera pas de numérotation. Autrement-dit, il s’agit de mettre en forme une « liste à puces ».

Puisque le texte est déjà en place, il faut, comme nous l’avons déjà vu, sélectionner la partie du texte à transformer.

Ce sera à partie de la troisième ligne. Je place donc mon point d’insertion à cet emplacement.

Tiens, j’en profite pour rappeler une méthode extrêmement efficace et directe pour sélectionner rapidement un groupe de lignes :

- je lâche la souris

- je maintiens la touche « Maj » enfoncée

- j’appuie plusieurs fois sur la touche de direction Bas du clavier

- jusqu’à cette ligne : « Sel, poivre et accessoires ». Voilà. La partie du texte correspond à ma seconde liste est sélectionnée :

Tout en maintenant la sélection, je clique sur ce bouton « (Dés)activer les puces » :

Le logiciel insère immédiatement une série de puces, genre « petits points noirs », autrement appelées « disque ».

C’est bien ; pour autant, j’aimerais apporter quelques modifications à cela. Je clique donc sur le bouton de la palette flottante « Puces et numérotation » :

Je passe en revue les différentes variantes de puces proposées :

Je ne trouve pas ce que je cherche.

Du coup, je clique sur l’onglet « Images ».

On me propose de magnifiques décorations de Noël ; mais je n’en veux toujours pas.

En fait, je vais vous expliquer ce que je recherche : j’aimerais tout simplement mettre des puces de type « cercle », juste un cercle noir avec un fond blanc.

Pas bien compliqué, non ?

Pour cela, je vais devoir (sauf si j’ai raté quelque chose) explorer l’onglet « Options » puis cliquer sur ce petit bouton placé à droite de « Caractère ».

Eh oui, pour simuler le petit rond, je vais insérer la lettre « o », car il est possible de remplacer la puce par n’importe quel caractère :

Une nouvelle fenêtre apparaît alors à l’écran. Il s’agit de l’inénarrable « Table de caractères spéciaux », objet de tant de suggestions déplacées et autres digressions plus ou moins laborieuses en salle 301.

Mais là, rien de bien terrible, en fait : il suffit, dans un premier temps, de sélectionner la police « Courrier News » puis, ensuite, de cliquer sur la lettre « o ».

Disons que la méthode est limite, mais après avoir cliqué une première fois sur « Ok » pour quitter la table de caractères spéciaux, puis validé une seconde fois, de la même façon, sur la boîte de dialogue « Puce et numérotation », on peut juger sur pièce que le résultat obtenu correspond au but recherché :

Les puces sont en place, mais il va maintenant falloir modifier la mise en forme de notre liste, en fonction des critères classiques de « format de police » :

… ainsi que « format de paragraphe » ; après avoir fait, par exemple et tel que ci-dessous, un clic droit de la souris sur la sélection :

Je rappelle que toutes les options de mise en forme sont indiquées sur les consignes de l’exercice ; mais il nous faut apporter une attention particulière aux paramètres suivants ; en particulier, la section « Retrait », pour laquelle il est demandé :

- Retrait avant le texte de 1,91 cm

- Retrait de la première ligne de - 0,64 cm

- 0,64 : un retrait avec une valeur négative ?

Oui, nous verrons en détail, un peu plus loin, en quoi ce paramètre est important pour les listes.

En attendant, je valide pour évaluer. Résultat valable :

Poursuivons la mise en forme de notre texte, du point de vue des listes (je n’aborderai donc pas ici l’encadré « Conseil » qui vient après cette première liste à puces).

Je sélectionne la partie de texte suivante :

- depuis « Faire dégorger... »

- jusqu’à « C’est fini. »

Pour nous, ce n’est pas fini : je clique à nouveau sur le bouton « (Dés)activer les puces ».

Et comme, à nouveau, je ne suis pas satisfait de ce qui m’est proposé, j’active le bouton de la palette « Puces et numérotation » afin de modifier l’apparence de ma liste (nous avons déjà vu cela).

Cette fois-ci, je choisis les puces en formes de flèche :

Après quoi, je modifie également la police (je vous épargne la vue de cette manipulation qui ne devrait représenter aucune difficulté particulière).

Je valide le tout. Il y a bien une liste à puces fléchées :

Curseur de retrait

Comme pour la précédente liste, il va maintenant falloir décaler cette seconde liste vers la droite.

Pour cela il suffira d’augmenter la valeur de retrait « Avant le texte », tel que nous l’avons déjà fait.

Mais cette fois-ci, nous utiliserons une autre méthode ; ce qui nous permettra d’expérimenter l’usage du curseur de retrait.

Voilà pourquoi, il est préférable de savoir quelles sont les valeurs de retrait appliquées « par défaut » à la liste avant de les modifier.

Je clique donc du bouton droit de la souris sur l’un des item afin de sélectionner « Paragraphe » :

La boîte de dialogue indique les valeurs de retrait suivantes :

- Avant le texte : 1,27 cm

- Retrait de la première ligne : - 0,64 cm

Je note sur un bout de papier ces valeurs, histoire de garder une trace et je ferme la boîte de dialogue.

De retour sur mon document - très important - je sélectionne à nouveau la seconde liste à puce dans dans son intégralité.

Observez le curseur de retrait placé sur la règle.

Je pointe de la souris la partie inférieure du curseur (le petit triangle du bas) et tout en maintenant le bouton enfoncé, je glisse la souris vers la droite pour le placer approximativement à l’aplomb de la graduation « 2 » (pour 2 cm à droite de la marge gauche du document).

Vous pouvez constater qu’une ligne pointillée verticale accompagne le mouvement de la souris :

Dès que je lâche le bouton de la souris, la liste se déplace vers la droite pour se positionner à l’aplomb du curseur.

Afin de vérifier la position, je clique du bouton droit de la souris pour appeler le format de paragraphe :

Une nouvelle valeur de retrait global s’affiche alors à l’écran : au lieu de 1,27 cm le programme indique désormais 1,91 cm.

Si vous avez effectué la manipulation, vous avez certainement constaté que, malgré tous vos efforts, le curseur ne se calait pas exactement sous le « 2 », d’où cette valeur de « 1,91 cm » au lieu d’un inaccessible « 2 cm » (de quoi contrarier, j’en conviens, quelques tendances obsessionnelles à ne traiter que des valeurs numériques arrondies).

En fait, vous n’y pouvez pas grand-chose, le maniement du curseur de retrait - que ce soit sur Writer ou sur Word - n’est pas spécialement convivial ; voilà pourquoi il peut être nécessaire de corriger cela par la boîte de dialogue « Format de paragraphe » si vous souhaitez ajuster au millimètre près vos retraits.

Pour l’heure, j’en profite pour modifier immédiatement l’espacement « En dessous du paragraphe » : 0,21 cm :

Retrait négatif de la première ligne

Je valide par « OK » et, de retour sur mon texte, je dé-sélectionne la liste en cliquant sur l’un des items. Je place ; par exemple, le point d’insertion dans le paragraphe qui commence par « jetez les matières grasses... » (peu importe l’emplacement précis pourvu qu’il soit dans ce paragraphe) :

J’ai choisis ce paragraphe car il comporte plusieurs lignes.

Lorsque nous avions affiché, tout à l’heure, les paramètres du format de paragraphe sur la première liste, nous avions remarqué que la boîte de dialogue indiquait une valeur négative de retrait de première ligne.

Je vous avais alors précisé que cette curiosité serait expliquée par la suite.

Et pour cause : car contrairement à la seconde liste, la première liste ne comporte aucun item de plus d’une ligne. Et ce n’est que sur un item de plusieurs lignes que l’on peut observer à quoi correspond précisément la valeur négative de retrait de première ligne.

Nous allons nous prêter à quelques manipulations afin d’illustrer notre propos.

- Je vérifie que le point d’insertion est bien positionné dans un paragraphe de plusieurs lignes ; cela permettra d’évaluer l’effet des manipulations en comparant avec les autres item de la liste.

- Je pointe à nouveau le curseur de retrait mais, cette fois-ci, c’est la partie supérieure du curseur qui sera prise.

- Tout en maintenant le bouton de la souris enfoncé, je glisse la partie supérieure du curseur pour la positionner à l’aplomb de la partie inférieure.

Une fois le bouton de la souris lâché, deux modifications peuvent être remarquées :

- l’intégralité de l’item de la liste s’est décalé vers la droite, à l’aplomb du curseur de retrait

- contrairement aux autres item de la liste, les autres lignes de ce paragraphe sont désormais alignées sur la position de la flèche, sans aucun retrait. Voilà donc à quoi correspond le « retrait négatif de la première ligne » : toutes les lignes sauf la première sont décalées vers la droite ; ce qui permet de placer la puce à l’extérieur de l’alignement du texte (comme sur les autres item).

En appelant à nouveau le format de paragraphe (clic droit) je peux constater que la valeur « retrait de la première ligne est désormais calée (presque) sur 0 ; en fait, la valeur de retrait de première ligne indique « 0,03 cm », mais cela est dû à l’imprécision de la manipulation à la souris :

Donc pour résumer :

- la partie supérieure du curseur permet de régler le retrait de la première ligne

- la partie inférieure du curseur permet de régler le retrait global du paragraphe.

- seule la partie supérieure du curseur (donc pour régler le retrait de la première ligne) peut être manipulé de façon indépendante de l’autre partie.

Ce qui signifie que si l’on veut repositionner le retait dans sa globalité, c’est le triangle du bas qu’il faudra faire glisser, par exemple ici vers la gauche pour repositionner ce paragraphe à l’aplomb des autres items :

Après quoi l’on pourra constater que, si le retrait global a bien été redéfini, il n’en est rien du retrait (ou plus exactement, de l’absence de retrait négatif ) de la première ligne :

Si vous souhaitez rétablir une présentation homogène à votre liste, plutôt que de vous débattre avec ce curseur, je vous recommande d’utiliser l’outil pinceau.

Vous sélectionnez votre « modèle ». Vous cliquez sur l’outil pinceau.

Vous appliquez le pinceau sur le paragraphe de texte à corriger :

Autre solution : clic droit sur l’item à modifier puis, « Paragraphe » et, sur la boîte de dialogue, vous indiquez toutes les valeurs de retrait des autres item ; d’où l’intérêt de les avoir préalablement notées sur un bout de papier.


 

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