Lilapuce
 

exercices (samedi 5 juin 2010)

Sphinx techno [2]

Résumé de l’étape précédente : alors là, rien de vraiment nouveau, en fait :

- option « taille fixe » de l’outil rectangle

- recadrer à partir d’une sélection

- déverrouiller le calque de fond

- utiliser les repères pour tracer une sélection rectangulaire

- faire pivoter manuellement le contenu d’un calque

- outil recadrage

- filtre décalage, alias « translation ».

Continuons la révision.

Les quatre premières vues ci-dessous devraient vous sembler particulièrement familières, car pour l’essentiel il s’agit de procédures qui ont déjà été abordées mainte et mainte fois.

Sélection du fond avec l’outil baguette magique

Compléter grossièrement la sélection avec l’outil rectangle

Mémoriser la sélection

Achtung : il ne faut pas attendre d’avoir finalisé la sélection pour la mémoriser !

Considérez qu’il est toujours préférable de mémoriser une sélection par étapes successives. En essayant de réaliser une sélection complexe « d’un jet », sans étapes intermédiaires, vous risqueriez de tout perdre (en cas de plantage ou d’erreur de manip).

Une sélection peut toujours être complétée, ne l’oubliez pas.

Tracer un contour avec l’outil plume

L’outil plume va nous aider à compléter la sélection. Notre œil est capable de discerner certaines zones de l’images, beaucoup mieux que la baguette magique.

Dans ce cas, il est préférable de dessiner les contours avec des outils spécialisés :

- clic sur l’outil plume.

- clic pour le premier point d’ancrage.

- clic pour le deuxième point d’ancrage.

- clic pour le troisième point d’ancrage (je sens que vous êtes intensément captivé, rien qu’à l’idée de connaître la suite).

Ah ! Remarquez qu’à l’approche du point d’ancrage d’origine le pointeur change d’aspect : il prend la forme d’une plume et un petit cercle s’affiche à ses côtés.

- clic pour le quatrième point d’ancrage.

C’est bouclé.

Clic sur l’outil « Conversion de point ».

Il faut transformer ce tracé, car il ne comporte que des droites ; moi, je veux des courbes.

Déjà, il est nécessaire de faire réapparaître les points d’ancrage. Voilà pourquoi, même avec l’outil « Conversion de point » en main, le pointeur prend l’apparence de « Sélection directe » (flèche blanche).

Clic sur le tracé, donc, pour faire réapparaître les points d’ancrage.

A l’approche d’un point d’ancrage, le pointeur prend la « forme en V » de l’outil « Conversion de point ».

Je maintiens enfoncé le bouton de la souris sur le point d’ancrage et je tire sur le côté.

Cela fait apparaître une ligne directrice dont le centre est le point d’ancrage.

Petite subtilité : à partir du moment où une ligne directrice est créée, un point d’ancrage devient ce qu’on appelle un point d’inflexion.

De chaque côté de cette ligne directrice, apparaissent les points directeurs.

C’est cette ligne directrice qui va me permettre de transformer la droite en courbe.

Si, tout en conservant le bouton enfoncé sur un point directeur, j’effectue un mouvement, par exemple, vers le haut, le point directeur opposé pivote vers le bas.

Et ce n’est pas tout : en tirant le point directeur je modifie la direction et la pente de la courbe.

Il est inutile d’ajouter plus d’explications théoriques : l’usage de l’outil plume repose en grande partie sur ce mouvement de balancier ; exercez-vous jusqu’à ce que la logique soit correctement maîtrisée. Reportez-vous, si nécessaire à ce support.

Il faut ajouter une ligne directrice sur cet autre point d’ancrage.

Voilà qui est fait.

Pour transformer la courbe, je prends l’outil « Sélection directe » ; ce n’est pas seule possibilité, mais je vous recommande d’utiliser cette méthode au moins dans un premier temps.

Je maintiens la touche (du clavier) ALT enfoncée ; cela me permet de redessiner la courbe tout en bloquant le point directeur opposé (celui qui est situé à l’autre bout de la ligne directrice).

La courbe est ainsi redéfinie.

J’ouvre la palette « Tracés » et je clique sur « Récupérer le tracé comme sélection ».

Ajouter à la sélection, puis remplacer la sélection

Le tracé étant transformé en sélection…

… il me reste à l’ajouter à la sélection mémorisée : Menu sélection / Récupérer la sélection…

Je reprends l’ancienne sélection et surtout – très important – je clique sur « Ajouter à la sélection ».

La sélection est redéfinie, mais, attention, il y a ici un gros piège : elle n’est pas encore mémorisée !

Par conséquent, il faut absolument procéder à la réactualisation de la sélection « fond ».

Retour sur « Mémoriser la sélection »

On récupère la sélection à son état précédent.

Et la remplace par l’état actuel.

La palette couche

On termine avec une petite visite de la palette Couches.

Si cette palette n’est pas intégrée à votre groupe de palettes, passez par Fenêtre / Couches

Je dois signaler que cette palette n’est malheureusement pas disponible sur Photoshop Elements, mais uniquement sur la version "professionnelle" de Photoshop.

Cette absence, avec celle de l’outil plume, représente, à mon avis, la deuxième grande limite de Photoshop Element par rapport à son "grand frère"

Que voit-on sur cette palette couches ?

En haut, la couche des trois couleurs primaires Rouge Vert Bleu (synthèse additive) assemblées ; c’est la représentation de l’image « par défaut », telle qu’elle nous est proposée à l’ouverture du fichier.

Puis, en-dessous, on trouve les couches séparées, ce qui permet d’évaluer la densité de chaque couleur primaire dans l’image.

Sachant qu’il est possible d’appliquer - couche par couche - tous les réglages que nous avons vus jusqu’à présent, cela vous donne une indication sur les subtilités de la retouche (par touches qui font mouche) sur le couches.

Nous aurons l’occasion d’illustrer ceci, bientôt !

En attendant, vous pouvez déjà utiliser les couches pour transformer une image couleur en noir et blanc.

C’est, à mon avis, la méthode la plus simple pour obtenir un résultat plus performant que méthode basique - et plutôt médiocre - consistant à passer en mode « niveaux de gris ».

Pour cela, il faut déjà afficher une à une chacune des couches :

N’oubliez pas que, sur notre image, la statue est déjà naturellement « grise », ce n’est donc pas vraiment sur cette partie de l’image que l’on obtient les résultats les plus spectaculaires.

Par contre observez, les différences de rendu d’une couleur à l’autre, sur le ciel, les arbres et les allées du jardin. Avec quelques réglages simples, permettant de combiner chacune des parties à récupérer, vous obtiendrez des photos N&B surprenantes (à suivre, bientôt sur nos écrans).

La palette couche donne la possibilité de n’afficher que deux couleur sur trois.

Voici, par exemple, l’image avec juste la couche du rouge et du bleu.

En masquant la couche du vert on révèle la complémentaire de cette couleur : la dominante rose-magenta, qui apparaît en particulier dans les tons neutres (la statue) :

Ces aspects purement colorimétriques, n’ont que peut d’intérêt pour traiter l’image de cet exercice ; mais nous allons découvrir que la palette « couches » nous sera pourtant très utile dès l’étape suivante.

Observez, tout en bas : en plus des couleurs, se trouve une couche intitulée « fond ».

Il s’agit bien de la sélection que nous avons précédemment mémorisée.

Voilà qui est fort pratique : toutes les sélections mémorisées sont stockées dans des couches spéciales - les couches Alpha- conçues pour traiter les niveaux de transparence à l’intérieur de l’image.

Comme sur les calques, il est possible de dupliquer, supprimer, déplacer, masquer les couches. Par exemple, ci-dessus, en cliquant sur l’icône « œil » de cette couche « fond », Photshop matérialise le masque sous une apparence d’une pellicule translucide de couleur rouge.

Cela vous rappellera certainement le mode masque (voir support)

En fait, tout cela renvoie à une représentation de l’objet « masque » qui évoque les temps révolus de la photogravure argentique (le rouge était alors la couleur inactinique utilisée pour réaliser les masques).

Le fait que cette couleur soit rouge, sur Photoshop, n’a aucune importance ; ce n’est qu’une convention ; vous pouvez d’ailleurs changer la couleur en double-cliquant sur l’icône de la couche.

On peut également travailler les masques stockés sur les couches Alpha en mode « deux tons » (noir et blanc) ; il faut désactiver l’affichage de toutes les couches sauf celle du masque. C’est un mode de traitement auquel nous devons nous habituer (nous y reviendrons).

Lors des étapes suivantes, vous allez apprendre à travailler avec les calques et les couches de façon complémentaires.

Vous devez portez une extrême attention, toutefois, à ne pas confondre ces deux niveaux distincts de traitement de l’image :

- avec les calques, vous pouvez composer des images complexes, en séparant votre visuel en autant d’éléments que nécessaire. Chaque élément peut être traité de façon distincte du reste de l’image ; mais vous pouvez également superposer en transparence, lier, associer (écrêtage) les calques les uns avec les autres. Une application particulière des calques (calques de réglage) permet de stocker des réglages (couleur, niveaux, etc.) de façon réversible.

- les couches servent à séparer la globalité de l’image, couleur par couleur. Grâce aux couches, on peut également gérer de façon plus souple les diverses sélections mémorisées.

Prochain support : le détourage, à l’aide d’une nouvelle technique.


 

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