Lilapuce
 

supports (mercredi 24 juin 2009)

Sauvegarde [3] : Définir une tâche

Résumé de l’étape précédente : Cobian existe désormais en deux versions, l’une open source, l’autre propriétaire, sachant, qu’à ce jour, la première n’a fait l’objet d’aucune évolution, contrairement à l’autre.

Il est préférable d’installer ce logiciel en tant que service, afin qu’il se déclenche automatiquement quel que soit le type de compte en activité (y compris celui d’un utilisateur standard). Pour cela, il faut, lors de l’installation, paramétrer le programme de façon à ce qu’il soit lancé à partir du compte administrateur. Il est nécessaire, également que des droits d’écriture soit définis sur certains dossiers.

Nous en étions donc arrivés à l’étape de l’ouverture de session de l’ordinateur, sur un profil « utilisateur standard » :

Le service est correctement lancé. Il faut définir des tâches.

Si la mémoire ne vous fait pas défaut, vous savez qu’au lieu de vous présenter le programme à partir d’exemples factices, je suis parti d’une situation bien réelle : mes données personnelles.

Pour l’essentiel, il s’agit des fichiers ayant un rapport avec les ateliers qui se déroulent en salle 301 et donc ce présent site (préparation des exercices et des supports, fichiers du site).

Plutôt que d’essayer de tout sauvegarder d’un seul coup, je définis les priorités.

En premier lieu, il est nécessaire de sauvegarder, les données dont la perte me porterait le plus de préjudice : en particulier, tout le travail de préparation de lilapuce (textes et captures d’écran).

Ces données sont organisées dans une arborescence spécifique sur mon disque dur. Elles sont également actualisées très régulièrement (plusieurs fois par semaine). Ces deux caractéristiques sont déjà suffisantes pour définir ce qu’est une tâche :

- un contenu homogène (si ce n’est totalement cohérent…)

- une périodicité de mise à jour.

D’autres données doivent également être sauvegardées sur mon système. Pour cela je définirai d’autres tâches, dans un second temps. Le fait de décomposer l’ensemble de mes données personnelles en tâches de sauvegarde distinctes me permet d’effectuer cette opération avec beaucoup plus de souplesse que si je devais la traiter globalement à chaque fois. Chaque « dossier cible » de mon lecteur de sauvegarde correspond à un contenu spécifique. Le cas échéant, rien ne m’empêche de récupérer certaines de ces sauvegardes pour les graver sur DVD ou CD.

Concrètement, cette décomposition des tâches de sauvegarde se traduit, dans mon cas, par un gain de temps, d’utilisation de ressource du système et de supports optiques. Il n’est pas sûr que cette situation puisse être généralisée à tous les utilisateurs, mais je vous conseille toutefois de bien étudier la question avant de vous lancer dans la programmation des tâches de votre utilitaire de sauvegarde.

Passons aux choses concrètes ; je clique du bouton droit de la souris sur l’icône de Cobian , puis, du bouton gauche, sur « Ouvrir » :

Ce qui ouvre l’interface de Cobian.

Je clique sur ce bouton afin de définir une nouvelle tâche :

Le nom de la tâche

Une nouvelle fenêtre s’affiche à l’écran, en superposition. J’indique le nom de la tâche en y ajoutant, par convention, le préfixe « 01_ », de façon à ce que cette tâche soit toujours placée en tête, parmi les autres tâches à venir.

La méthode de sauvegarde

Je n’ai pas encore indiqué à Cobian quel est le dossier source qu’il faut traiter lors de cette tâche, mais je sais qu’il représente plusieurs Gigaoctets de données.

Il s’agit d’un dossier dont la racine ne comporte qu’une vingtaine de sous-dossiers, mais l’ensemble est structuré en une arborescence relativement étendue qui peut atteindre, de plus, une profondeur de six niveaux. Il m’a fallu pas mal de temps pour mettre en place cette organisation, mais elle me donne entière satisfaction.

L‘organisation générale de ces données doit être préservée ; je n’envisage même pas que ce dossier source puisse être divisé en plusieurs parties autonomes (même si, un jour, il faudra certainement que je me fasse une raison). Il donc indispensable que la sauvegarde courante me permette, au minimum, de reconstituer rapidement et facilement la globalité du dossier source. De même, chaque archive (DVD) correspondant à ce contenu doit comporter l’intégralité du dossier source tel qu’il était à l’instant de la sauvegarde.

Partant de là, il serait donc logique, pour cette tâche, d’utiliser la méthode de sauvegarde complète, laquelle semble comme nous l’avons vu, la plus simple et la plus facile à traiter (voir support).

Ce n’est pourtant pas la solution que j’ai choisie, pour la raison suivante : j’effectue des mises à jour toutes les semaines, mais cela correspond seulement à quelques mégaoctets, disséminés çà et là dans une arborescence de plusieurs giga de données. Si je devais traiter toutes les semaines une sauvegarde complète du dossier source, il me faudrait mobiliser inutilement des ressources et de l’espace disque.

Voilà pourquoi, dans ce cas, j’ai opté pour une sauvegarde différentielle (seules les données différentes par rapport à la dernière sauvegarde complète sont copiées) :

Le choix d’une sauvegarde différentielle doit être complété de la façon suivante :

- Indiquer le nombre de sauvegardes complètes à conserver dans mon dossier cible. J’ai choisi 2.

- Définir le cycle de sauvegardes, autrement dit, le nombre de sauvegardes différentielles qu’il faudra générer entre deux sauvegardes complètes : 3.

Cela revient à créer, pour cet exemple, le schéma suivant :

- Sauvegarde complète - 1

- Sauvegarde différentielle - 1-1

- Sauvegarde différentielle - 1-2

- Sauvegarde différentielle - 1-3

- Sauvegarde complète -2

- Sauvegarde différentielle - 2-1

- Sauvegarde différentielle - 2-2

- Sauvegarde différentielle - 2-3

La sauvegarde suivante supprime et remplace la « sauvegarde complète – 1 » ainsi que les trois sauvegardes différentielles s’y rattachant.

Dans la réalité, les sauvegardes ne comportent pas de chiffres, tel que je l’ai indiqué ci-dessus (ce n’est qu’un schéma). Comme nous le verrons, Cobian génère des intitulés de dossiers en leur ajoutant à chaque fois la date et l’heure de la sauvegarde.

Pour restaurer une sauvegarde de ce type, de choses l’une :

- Soit la dernière sauvegarde en date est complète, dans ce cas, il suffit de l’utiliser comme telle.

- Soit la dernière sauvegarde est différentielle (partielle) et il sera alors nécessaire de recomposer une sauvegarde complète actualisée. Pour cela, il suffit de glisser-déposer le contenu de la sauvegarde différentielle sur la sauvegarde complète la plus récente.

Attention, afin de conserver une structure cohérente, il est impératif que de ne pas renommer ou déplacer d’anciens fichiers lors des cycles de sauvegardes partielles (différentielles ou incrémentielles).

Indiquer dossiers sources et dossier cible

Une fois que j’ai défini la méthode (sachant qu’il est possible de modifier ce réglage par la suite), il faut continuer de paramétrer la tâche en indiquant les dossiers sources et dossier cible.

Pour cela, je clique sur la rubrique « Fichiers » :

Puis j’active le premier bouton « Ajouter » pour sélectionner « Répertoire » (dossier) :

Ce choix ouvre un explorateur de fichiers.

Comme toujours dans ce contexte, il est préférable d’avoir les idées assez claires sur ce qu’il faut sélectionner. Je suppose qu’après les diverse recommandation proposées ci-dessus l’affaire est entendue. De même, pour atteindre votre dossier source, vous devez savoir naviguer sur un explorateur de ce type (reportez-vous, le cas échéant à cette série de supports).

Pour mon exemple, il s’agit du dossier que j’évoquais précédemment ; les supports, exercices et documents préparatoires des ateliers de la salle 301. Sur mon système, ce dossier s’intitule « LILAS » :

Je confirme la sélection en cliquant sur le bouton OK.

Le dossier source s’affiche, après sélection, dans la partie supérieure de la fenêtre. Afin d’intégrer des données situées à autre niveau d’arborescence de mon système il me suffirait de cliquer à nouveau sur le même bouton « Ajouter » pour ajouter d’autres dossiers sources.

Je ne le ferai pas ici, car je n’en ai pas besoin.

Par contre, il faut, à présent, indiquer la destination de la sauvegarde ; autrement dit ce que j’ai appelé, jusqu’à présent sur ces pages, le « dossier cible ».

Je clique donc sur le second bouton « Ajouter » :

Puis, encore sur « Répertoire » :

Et là, à partir de l’explorateur de fichiers, je sélectionne le dossier que j’avais préalablement créé pour cette tâche sur un autre disque (voir support précédent).

Notez, là encore, que rien n’empêche d’indiquer plusieurs « destinations » (dossiers cibles). Attention, toutefois : cela n’a pas du tout les mêmes conséquences que précédemment, lorsqu’il s’agissait d’indiquer les dossiers sources.

A l’usage, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le fait de démultiplier des doublons (en particulier, dans un contexte de sauvegarde) peut engendre, si l’on n’y met pas un minimum de rigueur, plus de confusion qu’autre chose. Évitez de vous mettre en situation de devoir vérifier au peigne fin le contenu d’un DVD pour savoir s’il correspond à la version « valide » que vous recherchez.

Mieux vaut avoir un seul exemplaire de sauvegarde parfaitement fiable et directement opérationnel que trois exemplaires qui risquent de vous plonger durablement en situation de doute.

Si vous voulez dupliquer vos sauvegardes, ce qui est a priori, une sage précaution, j’aurais plutôt tendance à vous conseiller de créer, dans un premier temps, une sauvegarde originale, par l’intermédiaire d’un utilitaire tel que Cobian, puis après avoir vérifié l’intégrité des données sauvegardées, de copier ces dernières sur un support optique en indiquant explicitement qu’il s’agit d’une copie de sauvegarde (en fait d’une copie de copie).

La désignation des dossiers source et dossier cible est finie. Je peux passer à l’étape suivante.

Périodicité

Je clique sur la rubrique « Planification » :

De là dans un premier temps, je modifie « Quotidienne », indiquée par défaut en cliquant sur la petite flèche placée à droite de cette option puis en sélectionnant « Hebdomadaire ».

J’indique ensuite le jour : Mercredi ; puis l’heure : 9h45.

C’est fini pour la planification. Souvenez-vous du conseil proposé à ce sujet sur le premier support : choisissez, de préférence, des périodes de sauvegarde pendant lesquelles vous êtes sûr d’utiliser votre ordinateur pour faire autre chose que de la sauvegarde.

Compte

Je passe ensuite directement à la dernière rubrique « Avancé ».

Bien que cela ne me semblait pas, a priori, nécessaire, compte tenu des réglages effectués lors de l’installation, j’ai dû indiquer à Cobian que la tâche devait être lancée à partir du compte administrateur pour être absolument sûr qu’elle se déroule comme prévu, quel que soit le profil en usage :

Activer, modifier, etc. une tâche

La définition de la tâche est achevée. Je peux cliquer sur le bouton de la boite de dialogue afin de retrouver l’interface générale de Cobian.

Dans la colonne de gauche figure la tâche qui vient d’être définie.

Dans l’absolu, je n’ai même pas besoin d’ouvrir cette fenêtre, puisque tout est programmé pour que la tâche se lance automatiquement sans même qu’il soit nécessaire d’y penser (si ce n’est de m’assurer que l’ordinateur est bien allumé à ce moment là).

Mais là encore, dans la pratique, les choses ne se déroulent jamais tout à fait comme prévu.

Que fait-on, par exemple, si l’on souhaite activer manuellement le lancement de la tâche ? Rien de plus simple : il suffit, par exemple, de cliquer du bouton droit de la souris sur la tâche et d’activer l’option correspondante.

Remarquez qu’il est également possible de la désactiver.

Tout comme de l’éditer, afin de retrouver la fenêtre permettant de modifier les paramètres (type de sauvegarde, dossiers, périodicité, etc.)

Options générales du oprogramme

Par ailleurs, en cliquant sur ce bouton (ci-dessous), il est possible de définir certains paramètres généraux du programme (dont certains définis lors de l’installation).

Cela fait apparaître cette autre fenêtre, à ne pas confondre avec la fenêtre de définition de tâches, que nous avons vu plus haut.

Il y a un réglage qui me semble assez important et qui n’est pas activé par défaut.

Je clique sur la rubrique « Moteur ».

Je coche l’option « Supprimer les répertoires vides ».

Cela signifie que, dans le cas de sauvegardes différentielles et incrémentielles, seuls les dossiers qui contiennent de nouvelles données par rapport à la précédente sauvegarde seront copiés dans le dossier cible.

Le paramétrage que je viens d’effectuer est d’une très grande utilité lorsqu’il s’agit, comme dans mon exemple, de traiter la copie d’une arborescence extrêmement fournie.

Nous allons en avoir la preuve immédiatement.

Vue sur les sauvegardes

Nous retrouvons, ci-dessous, le lecteur qui abrite le « dossier cible » (sélectionné) de la tâche que je viens de définir. Plusieurs sauvegardes y figurent.

Dans le volet de droite, se trouvent les copies réalisées par Cobian. Remarquez les dates ; si vous comparez avec un calendrier, vous pourrez constater qu’un certain nombre de ces tâches ont été lancées à la main (c’est le cas des deux premières de la liste). Par ailleurs, j’ai réalisé une archive au format 7Zip afin de graver la sauvegarde du 25 juin.

En cliquant sur le dossier du 18 juin, je constate à partir de la liste de dossiers présentés qu’il s’agit bien d’une sauvegarde complète.

Par contre, si je clique sur celle du 9 juillet, je m’aperçois qu’il s’agit d’une sauvegarde différentielle : là n’apparaissent que les dossiers comportant de nouvelles données par rapport à la sauvegarde précédente.

Le fait d’avoir demandé de supprimer les dossiers videsdans le dossier cible (c’est-à-dire les dossiers dont le contenu n’a pas été modifié depuis la dernière sauvegarde complète), me permet immédiatement de repérer à quels niveaux de l’arborescence se situent les modifications.

Un petit détail qui, dans certains cas, peut faire gagner du temps.


 

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