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supports (mercredi 17 octobre 2012)

Zoom, définition & résolution (Gimp)

Ceci est un support récapitulatif concernant les manipulations élémentaires qu’il est nécessaire de connaître avant d’effectuer la moindre retouche d’image sur Gimp. Vous recherchez « l’équivalent Photoshop » ? C’est ici.

Il est important de savoir que ce qui s’affiche à l’écran, après ouverture du fichier, ne correspond pas nécessairement à la « taille » réelle de l’image. Vous devez donc parfaitement identifier d’un coup d’œil à quel ratio de réduction Gimp affiche le document. De même il est nécessaire de parfaitement maîtriser au moins deux méthodes permettant de modifier le zoom et de naviguer à l’intérieur d’une image (notamment lors d’un fort taux de zoom sur un gros fichier).

Une autre vérification essentielle, qui doit être faite à l’ouverture du fichier, répond à la question suivante : quelle est la définition de l’image (« taille de l’image ») ? Ce qui permet, le cas échéant, de modifier ce paramètre. Quelques recommandations et mises en garde seront fournies à ce sujet.

Nous terminerons avec les réglages concernant la résolution de l’image, notamment avant l’impression.

Le document de travail est disponible en fichier attaché (version très fortement compressée).

Zoom et navigation dans l’image

Voici à quoi devrait ressembler l’écran après l’ouverture d’une image dans Gimp. A priori, le bureau reste visible en arrière-plan, derrière trois groupe de fenêtres :

- La « boîte à outils », à gauche

- Les « fenêtres ancrables », à droite, sur lesquelles je vous recommande d’afficher au moins « Calques », « Canaux », « Navigation », « Historique » et « Éditeur de sélection » (passer par le menu « Fenêtres » pour les afficher, si nécessaire).

- L’image elle-même, au milieu.

Il est préférable de laisser l’image en position « Niveau inférieur », c’est à dire sans essayer de l’agrandir, avec le bouton du milieu de la barre de titre de la fenêtre, pour qu’elle occupe tout l’espace disponible à l’écran (voir support).

À première vue, il peut sembler déroutant que le bureau soit visible, en arrière-plan, derrière l’application courante. Avec les logiciels de bureautique (et même Photoshop), nous ne sommes généralement pas habitués à une configuration où les fenêtres sont en position « flottantes ». Sur Gimp, il est important que la fenêtre affichant l’image puisse être manuellement déplacée et redimensionnée (ce qui n’est pas possible de faire lorsque la fenêtre est configurée en position « Agrandir »). Nous verrons que ce détail ergonomique est particulièrement décisif lorsqu’il faut éditer plusieurs images en même temps.

Mise à jour du support : Gimp permet désormais (depuis la version 2.8) d’afficher toute l’interface du programme dans une fenêtre unique. Pour plus de précision à ce sujet, reportez-vous à ce support.

Pour savoir à quel ratio de réduction l’éditeur affiche le fichier, il suffi de regarder dans la partie inférieure de la fenêtre de l’image ; ci-dessous, l’image est affichée à 18,2 % de sa taille réelle :

Première méthode pour réduire l’affichage écran de l’image : la fenêtre « Afficher la navigation », en cliquant sur le premier bouton :

Le nouveau taux d’affichage s’affiche sur cette fenêtre et dans le champ de la fenêtre de l’image :

Inversement, pour agrandir l’affichage de l’image, on peut cliquer sur le deuxième bouton de « Afficher la navigation » :

Nous sommes donc revenus au taux d’affichage d’origine :

Il est également possible de modifier le ratio de zoom en utilisant ce curseur (un mouvement vers la gauche réduit et inversement) :

En cliquant sur ce troisième bouton, on demande d’afficher à la « taille réelle des pixels » : chaque pixel de l’image occupe alors un pixel de l’écran.

L’image est donc au ratio d’affichage à 100% :

Dans ce cas, si la définition de l’image est supérieure au nombre de pixels qui peuvent s’afficher dans la fenêtre, il est logique que l’on n’en voit qu’une partie (le même principe s’appliquant évidemment en cas de zoom qui agrandit le taux d’affichage).

La zone rectangulaire visible dans « Afficher la navigation » représente justement la partie de l’image affichée dans la fenêtre de l’image.

Pour « naviguer » dans l’image, c’est à dire, pour afficher d’autres parties de l’image, tout en conservant le même ratio d’agrandissement, il suffit de pointer cette zone rectangulaire, puis, tout en maintenant le bouton de la souris enfoncé, de déplacer ce rectangle à l’intérieur de la vignette :

L’affichage de l’image accompagne le mouvement effectué sur la vignette de « Afficher la navigation ».

Ce quatrième bouton « Ajuste le ratio de zoom pour que l’image soit entièrement visible », permet d’afficher l’image entièrement dans la fenêtre, quelle que soit la taille de cette dernière.

Ce réglage peut être nécessaire, en particulier, si l’on vient de modifier manuellement la taille de la fenêtre.

Le cinquième bouton « Ajuste le ratio de zoom pour que la fenêtre soit entièrement utilisée » permet de « remplir de façon optimisée la fenêtre ».

Dans ce cas, l’affichage s’adaptera pour que l’on voit entièrement l’image sur la plus grande des des deux dimension de la fenêtre (hauteur ou largeur). Ce réglage peut être utilisé si la proportion de la fenêtre est différente de celle de l’image.

Si, par exemple, après avoir effectué diverses opérations de zoom sans avoir modifié la taille de la fenêtre et que l’image n’occupe pas la totalité de l’espace disponible...

… il est possible d’adapter la taille de la fenêtre au ratio de zoom actuel...

… à l’aide du sixième bouton « Réduit la fenêtre d’image à la taille d’affichage de l’image » :

Ajoutons à cela, deux raccourcis clavier qui nous permettent également de modifier le zoom :

- touche « + »

- touche « - »

De même, il n’est pas inutile de savoir que le menu « Affichage » permet d’accéder à toutes le commandes que nous venons de voir :

Enfin, n’oublions pas qu’il est également possible de commander directement le taux d’affichage par le champ placé en bas de la fenêtre image :

Afin de lever toute ambiguïté, nous conclurons ce chapitre en rappelant que toutes les manipulations présentées ci-dessus ne modifient en rien la définition de l’image (le nombre de pixels).

Nous nous sommes contentés de demander à Gimp de modifier le taux d’affichage du fichier à l’écran ; une procédure indispensable au confort de travail sur un éditeur graphique.

Définition

Pour accéder aux informations concernant la définition de l’image, il est possible de passer par le menu « Image/ Échelle et taille de l’image » :

La boîte de dialogue indique notamment le nombre de pixels en largeur et en hauteur, une information disponible également sur la barre de titre de la fenêtre d’image :

Modifier la définition

C’est sur cette boîte de dialogue que vous pouvez modifier le nombre de pixels de votre image (définition).

Si, par exemple, vous décidez de réduire de moitié la définition de votre image, car il est préférable d’éviter de réduire au-delà de 50% de la définition d’origine, vous constatez qu’il suffit de ne changer qu’une valeur (par exemple, la largeur)...

… la hauteur s’adaptera en conséquence dès que vous cliquez sur ce champ. Ceci est le réglage par défaut du programme, ce qu’indique les maillons de chaîne entre les deux champs.

Par conséquent, si vous souhaitez ne plus appliquer la proportion d’échelle entre la largeur et la hauteur, il faut, avant de modifier la valeur inscrite dans le champ de la largeur, cliquer sur le maillon de chaîne, ce qui fera disparaître ce dernier. Il faut savoir que vous aurez alors une image anamorphosée (modification du nombre de pixels sur la largeur sans toucher à la hauteur).

Tel n’est pas notre cas. Voilà pourquoi après avoir changé le champ de la largeur et vérifié que la hauteur s’adaptait automatiquement en proportion à ce ratio de réduction, nous cliquons sur le bouton « Échelle » :

Le programme travaille :

Et l’image est désormais redéfinie avec un nombre de pixels deux fois moins important qu’à l’origine.

Deux remarques importantes doivent être ajoutées à propos de la « modification de la taille de l’image » :

- La modification de l’échelle de l’image entraîne une transformation (potentiellement) irréversible de votre image. Vous modifiez le nombre de pixels, autrement dit, qu’on le veuille ou non, vous dégradez votre image.

- Par conséquent, évitez d’augmenter la taille d’une image. Vous risqueriez d’obtenir un effet de pixelisation : chaque pixel d’origine deviendra visible à l’œil nu car il sera recomposé par plusieurs nouveaux pixels après agrandissement de la définition du fichier.

Nous l’avons vu dès notre première séance de travaux pratiques : le changement de la taille d’un motif vectoriel (texte ou dessin) ne pose aucune difficulté. Le programme effectue des calculs mathématiques pour dessiner et redimensionner des formes. Le niveau de netteté est constant, quelle que soit la taille du motif vectoriel.

Il en est tout autrement d’un fichier bitmap.

La « taille d’une image » ?

Tu parles Charles, c’est bien plus que ça !

N’oublions pas que l’image bitmap n’est rien d’autre qu’un damier de pixels. Il est préférable de considérer qu’une image est à un niveau qualité optimale, au moment de sa numérisation (scanner ou APN). Toute éventuelle modification ultérieure de la définition ne sera qu’une « interpolation », c’est à dire l’ajout ou la suppression de pixels par un logiciel. Cela sera plus ou moins visible, mais il n’y aura jamais de miracle : la modification de la « taille de l’image » - y compris en la réduisant – est une opération artificielle, grossière et approximative qui n’ajoutera aucune information réelle quant au motif de votre prise de vue ou de votre document numérisé au scanner.

Comme nous le verrons, les logiciels de retouche d’image, tels que Gimp servent à modifier remarquablement la valeur des pixels (à peu de chose près, ils ne font d’ailleurs que cela), mais encore faut-il ne pas s’amuser à déglinguer l’information essentielle en modifiant le nombre de pixels.

Dans le doute, mieux vaut donc revenir en arrière. La fenêtre historique sert justement à cela :

Créer des copies

Mais encore faut-il que l’étape de la modification de la taille de l’image soit disponible dans l’historique.

Imaginons la situation suivante : vous redimensionnez votre image, vous enregistrez le fichier et vous le fermez. Deux jours plus tard, vous réalisez qu’il vous faut l’image avec la définition d’origine.

Si vous n’avez pas effectué de sauvegarde ou de copie de votre fichier vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer, car il vous sera impossible d’invoquer l’historique pour retrouver l’image d’origine.

Voilà pourquoi je ne saurais trop vous recommander de toujours effectuer une copie de votre fichier avant de procéder à une opération aussi destructrice que la « modification de la taille » d’un fichier bitmap.

Pour dupliquer votre fichier, vous pouvez évidemment passer par le menu « Fichier enregistrer sous... » ou encore par le menu « Image / Dupliquer » ou mieux encore : CTRL+D

Résolution

Après avoir fait une copie de notre fichier, nous l’avons redimensionné. Nous affichons à nouveau la boîte de dialogue « Échelle et taille de l’image » (menu « Image/ Échelle et taille de l’image »).

Aucun doute l’image est désormais définie sur 1000 pixels de large. En plus de cela, dans la partie inférieure de la fenêtre,figure deux champs concernant la résolution (72 PPI) :

Eh bien figurez-vous que je ne vais pas modifier les informations qui figurent sur ces champs, même s’il est tout à fait possible de le faire.

Et pourquoi cela ?

La raison est purement d’ordre pédagogique : mieux vaut considérer que cette boîte de dialogue « Taille et échelle de l’image » nous permet d’abord de savoir (et de modifier) la définition du fichier et, par conséquent, de savoir la place qu’occupera l’image à l’écran.

Si tel est notre parti-pris, alors, comme nous l’avons déjà signalé, la modification de la résolution n’entraîne aucune modification sur la place occupée par l’image à l’écran. Nous savons que, par exemple, sur un site web, un pixel de l’image occupe un pixel de l’écran, quelle que soit la résolution de l’image.

C’est aussi simple que cela.

Nous savons, par contre, que, contrairement à l’affichage écran, le paramètre « résolution de l’image » est extrêmement important lorsqu’il s’agit d’imprimer une image.

Bien entendu, en modifiant le champ « pixels » de la rubrique « Taille de l’image » pour afficher l’unité de mesure « Millimètres », il serait possible d’utiliser cette boîte de dialogue pour connaître la taille d’impression de l’image, compte tenu de sa résolution.

Mais avouez que la manipulation risque de sembler pour le moins biscornue et, du coup, tout devient beaucoup moins simple : mais alors, finalement... la résolution, c’est important, quand même ?

Oui, mais uniquement pour l’impression. Or cette boîte de dialogue indique « Échelle et taille de l’image » ; donc utilisons-la uniquement pour traiter la définition de l’image, pas l’impression.

D’autant que Gimp propose une boîte de dialogue spécialement prévue pour paramétrer la taille d’impression, par conséquent, la résolution de l’image avant l’impression :

Au moins ici, il n’y aura pas d’ambiguïté : il ne s’agit pas de paramètres concernant l’affichage écran mais de réglages liés à l’impression (« Définir la résolution d’impression de l’image »), les champs sont paramétrés par défaut avec les bonnes unités de mesure (millimètres pour le document imprimé et pixels/pouce pour la résolution) :

Si je modifie le premier champ « Résolution » afin d’indiquer la valeur optimale pour l’impression...

… les trois autres champs s’actualisent automatiquement.

Remarquez qu’il serait possible de procéder différemment : si par exemple je souhaite que mon fichier, une fois imprimé, mesure 90 millimètres de large, je peux indiquer cette valeur dans le champ « largeur » et cela me permettra de connaître immédiatement la hauteur ainsi que la résolution correspondant.

Bien entendu, les valeurs peuvent être modifiées et rétablies à volonté, sans que cela n’entraîne aucune modification sur la définition de l’image.

Voilà l’autre raison pour laquelle je préfère utiliser cette boîte de dialogue pour l’impression : s’il y a un rapport entre la définition d’une image et la résolution d’impression, ce serait une très mauvaise habitude que de s’habituer à modifier la définition d’un fichier pour qu’il corresponde à une résolution souhaitée (ce que permet de faire Photoshop, par exemple).

Au moins, avec Gimp, on ne risque pas de s’emmêler les pinceaux : on a une boîte de dialogue pour traiter la définition et une autre pour paramétrer la résolution. L’une, « Échelle et taille de l’image », permet de modifier la structure du fichier (le nombre de pixels) ; l’autre, « Définir la résolution d’impression de l’image », se contente d’indiquer un rapport entre taille du document imprimé et finesse d’impression.

Il faut valider :

Si je retourne dans la boîte de dialogue « Échelle et taille de l’image », je constate que le paramètre qui vient d’être modifié s’affiche également ici. Bon, pourquoi pas.

Il est temps, maintenant de passer à l’impression :

Je vérifie que la bonne imprimante est sélectionnée :

Puis je clique sur l’onglet « Paramètres de l’image », afin de passer par l’ultime étape de vérification :

 

Fichier de travail (très fortement compressé)